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TOXICITÉ des métaux lourds dans la SCHIZOPHRÉNIE

Journal of Orthomolecular Medicine Vol. 23. No. 2, 2008 —- Orthomolecular Treatment For Schizophrenia: A Review (Part Two)

Toxicité des métaux lourds dans la schizophrénie _ Ray Pataraccia

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Causes de la schizophrénie

Excès de métaux lourds dans la schizophrénie

Les métaux lourds sont couramment trouvés dans la schizophrénie et d’autres problèmes de santé mentale. Les métaux lourds peuvent détruire le tissu cérébral et laisser les cellules cérébrales compromises au niveau structurel et fonctionnel.

L’excès de cuivre et de mercure est associé à la formation d’hallucinations. Cependant, l’excès de cuivre est la principale neurotoxine parmi les de métaux lourds en excès observés dans la schizophrénie.
Ici, nous voyons une hyperstimulation de la voie dopaminergique, noradrénaline et épinéphrine. En théorie, si ces neurotransmetteurs étaient libérés à des concentrations plus élevées pendant les périodes de stress (par exemple pendant l’adolescence ou au début de la vingtaine, période de début la plus fréquente de la schizophrénie) et dégradés en hallucinogènes, cela pourrait provoquer des symptômes psychotiques.

La plupart des métaux lourds sont des radicaux libres qui induisent un stress oxydatif (peroxydation lipidique) et ont une affinité pour le tissu cérébral.- La neurotoxicité induite par les radicaux libres et le stress oxydatif sont impliqués comme facteurs causatifs de la schizophrénie.- Ces radicaux libres compromettent les capacités et / ou détruisent le tissu cérébral et, ce faisant, font diminuer la disponibilité de tissu cérébral viable. Notez que d’autres mécanismes de compromis du tissu cérébral sont impliqués dans la schizophrénie, de sorte que la charge supplémentaire de métaux toxiques doit être évitée.
Des niveaux élevés de métaux lourds sont associés à une pathologie schizophrénique.
Il n’est pas rare de voir des niveaux toxiques de cuivre, de plomb, de mercure, d’aluminium, d’arsenic et de cadmium chez les schizophrènes. Nous trouvons certains des cas schizophréniques les plus avancés parmi ceux ayant trois métaux lourds ou plus. La toxicité des métaux lourds est également associée au TDAH, à l’anxiété, au trouble obsessionnel-compulsif, à la dépression, au trouble bipolaire et à la démence.

Les métaux lourds sont excrétés en utilisant la protéine éliminant le métal du corps, la métallothionéine –
En éliminant les métaux lourds du corps des, cette protéine perd le zinc. La perte de zinc dans la schizophrénie compromet à son tour la capacité de transcrire des protéines et de fabriquer des neurotransmetteurs. Les chercheurs reconnaissent que les voies de transcription des protéines cérébrales sont compromises dans la schizophrénie
. La carence en zinc est associée à la schizophrénie et à plusieurs autres pathologies psychiatriques, y compris la dysfonction de l’humeur et la démence.


Le plomb perturbe la fonction mentale. Les niveaux de plomb toxiques sont associés à la psychose. La toxicité du plomb est également associée aux troubles du comportement, aux troubles de l’humeur, aux troubles d’apprentissage, à l’insomnie, aux troubles immunitaires, aux lésions cérébrales et au développement retardé du nourrisson. Il a été démontré que le plomb perturbe le transport de l’hormone thyroïdienne (T4) dans le cerveau. Si vous êtes un citadin, vous êtes exposé au plomb et le risque de toxicité du plomb augmente avec l’âge. Avec l’utilisation répandue de pesticides, le plomb s’accumule dans la chaîne alimentaire. Le plomb se trouve dans les peintures, les couleurs d’impression, le verre, les batteries, les produits antirouille, les alliages et les vieilles conduites d’eau et baignoires.
Le mercure est toxique et n’a aucun usage thérapeutique; en fait, il perturbe le métabolisme de la dopamine et de la norépinéphrine.17 Il n’est pas rare de trouver du mercure élevé chez les patients atteints de schizophrénie. Le mercure se trouve dans les lumières fluorescentes, les vaccins, les thermomètres et les poissons, les animaux et les plantes exposés à des environnements toxiques. Les obturations dentaires contiennent en moyenne environ 40% de mercure, ce qui peut entraîner une lixiviation électrolytique. Le mercure provoque souvent des maux de tête, de l’irritabilité nerveuse, un déclin de la mémoire, une dépression, une fatigue rapide, des nausées, des maux d’estomac et des susceptabilités allergiques. Le mercure a une forte affinité pour le cerveau mais aussi pour le foie, les reins et la rate.
L’aluminium peut être toxique chez les patients atteints de schizophrénie, de troubles de l’humeur, de la maladie d’Alzheimer et de pathologies du système digestif. L’aluminium perturbe la fonction enzymatique et est bien documenté pour perturber la cognition, l’apprentissage et la mémoire. Les sources environnementales de l’aluminium comprennent les ustensiles de cuisine en aluminium (notamment pour chauffer et déglacer avec un acide tel que le vinaigre ou le vin), les boîtes à boire, les fromages fondus, les déodorants et l’eau potable (l’aluminium est plus soluble) .

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CUIVRE – En concentrations excessives, le cuivre a un effet toxique et, dans la schizophrénie, contribue à l’oxydation excessive des catécholamines, dont les produits finaux sont des hallucinogènes toxiques instables. Nous avons observé que la toxicité du cuivre est le profil le plus courant des métaux lourds dans la schizophrénie. Il est également associé au TDAH, à l’autisme, à la dépression, à l’anxiété, au trouble bipolaire et à la paranoïa. Avec la toxicité du cuivre, on observe une carence clinique en zinc. Le cuivre est abondant dans les aliments et dans l’eau, comme on le trouve dans les sols, les pesticides et les aliments pour animaux. Depuis la Seconde Guerre mondiale, nous avons été exposés à des niveaux plus élevés de cuivre en raison de la tuyauterie de cuivre dans les maisons modernes et de l’utilisation généralisée des pilules contraceptives (à base d’œstrogènes). Les autres sources de cuivre comprennent les théières en cuivre, les jacuzzis ou les piscines traitées au sulfate de cuivre, l’eau potable, les plombages dentaires, les vitamines prénatales et le cuivre DIU’s.

Excès de cuivre: Les symptômes physiques associés à l’excès de cuivre comprennent l’apathie du foie, infection virale (mononucléose, hépatite), infection fongique (levure), blocage de la vésicule biliaire, mauvaise libido (hommes et femmes), fausse couche, infertilité et cancer. Les symptômes de santé mentale associés à l’excès de cuivre comprennent la dépression hormonale, la dépression post-partum, l’agressivité, le syndrome prémenstruel, la paranoïa, la psychose et les symptômes du TDAH, y compris l’agitation, la faible concentration, l’inattention, l’impulsivité.

Les neuroleptiques, les antibiotiques, les antiacides, la cortisone, le Tagamet, le Zantac et les diurétiques favorisent souvent la biochimie dominante du cuivre.
Le foie produit les protéines régulatrices du cuivre, la métallothionéine et la céruloplasmine et, avec une fonction thyroïdienne faible, leur synthèse protéique hépatique est diminuée. Le corps tente d’éliminer l’excès de cuivre en l’excrétant du foie par l’excrétion de la vésicule biliaire à l’intestin.
La vitamine B3, la vitamine C et le zinc sont cliniquement utiles en raison de leur antagonisme physiologique au cuivre –

Les schizophrènes rechutent lorsque la fonction thyroïdienne est faible. Une fonction thyroïdienne médiocre favorise la rétention des métaux lourds. Inversement, les métaux lourds semblent jouer un rôle majeur dans le blocage de la conversion des enzymes T4 en T3. – L’élimination des métaux lourds implique la mobilisation et l’élimination du métal, ce qui est souvent préférable après optimisation de la fonction thyroïdienne. Les organes impliqués dans l’élimination du métal ont tendance à fonctionner plus efficacement lorsque le métabolisme thyroïdien est intact. Il est également essentiel d’éviter les expositions environnementales aux métaux lourds. les-schizonautes.fr

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Métaux lourds & schizophrénie

1. Toxicité des métaux lourds dans la schizophrénie ( bibliothèque orthomoléculaire – R Pataraccia )

2. La toxicité du mercure et sa relation avec les pathologies neurologiques. Sous titres en français – https://www.youtube.com/watch?v=VeaZO61O5Vk

3. Doc Christopher Exley – Aluminium, le corps blessé… Une invasion toxique – vidéo, sous titres en français https://www.youtube.com/watch?v=Ju4-lKwQ4ak

4. Des jeunes de Grassy Narrows dénoncent 50 ans d’empoisonnement au mercure. vidéo sous titres en français – https://www.youtube.com/watch?v=HHT3RiCYLU0

Chelations

1. Détox naturelle des métaux lourds – vidéo – sous titres en français : par le docChristopher Shade – https://www.youtube.com/watch?v=ja7e59x5Rio

2. Détox naturelle – conférence du doc Christ. Shade traduite par Gwénola Le Dref du site http://pourquelarouetourne.com/

3. Le Silicium permet de détoxifier l’organisme de l’aluminium (et des métaux lourds)
https://www.youtube.com/watch?v=fPOOwJ_c9jg

4. Le Dr Mercola interroge Boyd Haley sur le traitement de la toxicité du mercure
https://www.youtube.com/watch?v=m7uaObibomo – sous titres en français

5. Le protocle de Dietrich Klighardt – en français fichier pdf

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Nos droits – livres , sites & fb

NOS DROITS – AGIR

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Livres –sites -films – pages FB

  • Voir les documents sur Dialogue ouvert ( sur le web )
  • livres de Abram Hoffer :
  • Comment vivre avec la schizophrenie ( en français ) – ce livre se trouve encore d’occasion sur le web ( environ 15 €)
  • Traitement orthomoléculaire de la schizophrenie ( traduit sur Neptune )
  • Healing Schizophrenia ( introduction )
  • Livres sur la nutrition –
  • Le syndrome entéropsychologique – Doc Nathasa Campbell-Mac Bride – neurologue et nutritionniste
  • Le jeune une nouvelle thérapie – Thierry de Lestrade ( 11 € )

Sites Web

Neptune – Forumpsy.net

les thérapies de guérisons ( Luc de bry )

Gwenola Le Dref – s’est guérie de troubles psychiques et autres dysbioses ( bi polarité )

Pages FB

Schizophrénie rémission guérison et rétablissement _ le groupe de Dina

Luc de Bry -OPEN DIALOGUE » francophone, Guérison, Psychose, Schizophrénie, Bipolarité

Associations ( en chantier )

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Corruptions médicales

Corruptions médicales

– Bien qu’il soit difficile de faire des amalgames entre tous les toubibs , force est de constater que ce phénomène existe , comme existe la lune au dessus de nos têtes – Dans cette page nous donnerons la parole à ceux qui peuvent le mieux en parler : les médecins eux mêmes – et après à quelques unes des victimes des corrompus –

Crimes et suicides induits par certains médicaments en psychiatriques – Vidéo –

le scandale mortel du Prozac – page FB du docteur Résimont

Mensonges & Risperdal – Les Echos du 4 nov 2013

Un comprimé pour le néo libéralisme – David Healy

80 % des médicaments ne servent à rien – professeur Ph Evin – Vidéo –

44 psychiatres en infraction avec la loi – liens d’intérêts ( site Neptune )

Drogues psychiatriques : un assaut contre la condition humaine – (R Withekaert ) psychiatrie et droit –

– Profits macabres – Vidéo – L’histoire cachée des drogues psychiatriques

Corruptions en psychiatrie –( avec la censure scientifique ) par Robert Withakert

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Nous arrêtons là notre liste , car elle serait très longue à énumérer… Servier , et tous les autres …

D’autre part nous considérons les antipsychotiques ou neuroleptiques comme des béquilles souvent nécessaires , qui rendent beaucoup de service , mais qu’il faut surveiller comme le lait sur le feu ! Et retirer dès que possible – Prochainement nous essayerons de créer une page dédiée aux personnes mortes sous traitement , dans l’indifférence générale et des médias et des professionnels de la psychiatrie –

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Dérapages ( surtout des institutions )

– Psychiatrie – les dérapages se succèdent _ Mediapart -( les contes de la folie ordinaire )

Dérapages pointés au centre psychothérapique de l’Ain par la contrôleur des lieux de privation de liberté

– La psychiatrie est en dérapage incontrôlé– les dérives du « DSM »

Livres sur le milieu médical

  • Corruptions et crédulité en médecine – Doc Ph Even
  • Les brutes en blanc – doc Martin Wincler
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préface

David Healy, MD FRC Psych est psychiatre, historien de la psychiatrie,chercheur en psychopharmacologie et directeur du North Wales Department of Psychological Medicine, College of Medicine, Cardiff University, Bangor, Royaume-Uni.

Monique Debauche est psychiatre à Bruxelles, Belgique

Gilles Mignot est pharmacologue et psychiatre, praticien hospitalier au CHU de Nice, responsable de la rubrique << Rayon des nouveautés ›> à la revue Prescrire, France

L’édition originale, Psychiatric Drugs Elplaíned, 5th edition (ISBN 978-0-7020-2997-4), a été publiée par Churchill Livingstone, une marque d’Elsevier Ltd.

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Préfaces

1 Préface de l’édition française par Gilles Mignot

Gilles Mignot Pharmacologue et psychiatre, Praticien hospitalier au CHU de Nice, Responsable de la rubrique « Rayon des nouveautés ›› à la revue Prescrire –

Dans cet ouvrage, David Healy présente les classes de médicaments psychiatriques de manière très complète et indépendante de celle fournie par les firmes pharmaceutiques. Le tableau qu’il brosse n’est pas reluisant. Les antidépresseurs n’agissent que chez 50 % des patients, à comparer aux 40 % des patients soulagés par un placebo. Faut-il d’ailleurs parler d’effet antidépresseur Rien n’est moins sûr et il n’est pas rassurant de constater que les inhibiteurs dits << spécifiques ›› de la re capture de la sérotonine (ISRS), commercialisés comme antidépresseurs, augmentent le risque suicidaire même lorsqu’ils sont prescrits à des patients non déprimés. Le traitement des psychoses n’a pas non plus progressé de manière tangible. Les médicaments neuroleptiques les plus récents, même camouflés derrière l’appellation d’antipsychotiques atypiques ››, ont globalement autant d’effets indésirables que les médicaments plus anciens, sans être plus efficaces.

A vouloir simplifier jusqu’à la caricature les modes d’action supposés des médicaments agissant sur le système nerveux central, on oublie les multiples interactions entre systèmes neuronaux utilisant des neuromédiateurs différents et on ne progresse pas dans la compréhension des mécanismes à l’origine des maladies mentales.

Aujourd’hui, dès sa petite enfance, chaque être humain est un malade qui s’ignore et qu’il conviendrait de médicamenter. Les maladies déjà connues ont été redéfinies, redécoupées au gré des << niches thérapeutiques ›› à occuper, une maladie correspondant à chaque médicament. Tout enfant un peu remuant est candidat à l’étiquette d’hyperactif et se verra soumis à des dérivés amphétaminiques dont les effets néfastes à long terme sont encore mal connus. D’ailleurs, point n’est besoin d’être remuant, puisque pour satisfaire aux critères diagnostiques du syndrome d’hyperactivité avec déficit de 1’attention, il suffit d’avoir des troubles de l’attention, symptômes aux limites floues et fluctuantes en fonction de l’âge. Mieux, cette pseudo-maladie persisterait à l’âge adulte ouvrant la voie à des traitements à vie. La contagion intergénérationnelle est réciproque. La psychose maniaco-dépressive, rebaptisée « trouble bipolaire ›› pour être plus vendeur, toucherait non seulement les adultes mais aussi les enfants dès leur plus jeune âge.

La classification traditionnelle des médicaments à visée psychique ne correspond plus à grand chose : les limites entres les classes sont devenues floues, d’autres médicaments ont été détournés de leur usage ancien dans d’autres domaines thérapeutiques pour le traitement des maladies psychiques. Ainsi en est-il de certains antiépileptiques maintenant proposés bien au-delà du cercle restreint de l’épilepsie.

La Panacée, recherchée depuis l’Antiquité, aurait été découverte récemment. Les ISRS sont, en effet, commercialisés aussi bien pour la dépression que pour les troubles anxieux. A quoi bon, des lors, s’évertuer à poser le bon diagnostic alors qu`il suffirait devant toute souffrance psychique de prescrire un ISRS et de rajouter un « antipsychotique atypique ›> si cela ne donne pas l’effet escompté, pratique de plus en plus courante dénoncée par l’auteur.

« Mais enfin, direz-vous, tous ces médicaments n’ont-ils pas fait l’objet d’études dont on nous dit qu’elles seraient fort coûteuses ? ›>. D’ailleurs les plus grandes revues scientifiques internationales sont pleines de comptes rendus d’essais comparatifs randomisés en double aveugle. Ils sont devenus la référence incontournable de la médecine basée sur les preuves (Evidence Based Medicine (EBM)). Evidence Based Medicine ou Evidence Biaised Medicine ‘? En réalité, ce livre montre que la quasi totalité de ces essais est mise en place et réalisée par les firmes pharmaceutiques pour répondre aux demandes de leurs services marketing, d’où risque de manipulations statistiques, résultats concernant l’efficacité occultés voire falsifiés quand ils <<dérangent ››, effets indésirables négligés, mal recueillis, voire camouflés. Quand au coûts des essais, ne vous inquiétez pas, ce sont les malades et les assurances sociales (donc chacun de nous) qui les assument puisque ces médicaments sont remboursés au prix fort même s’ils n’apportent pas de progrès thérapeutique.

La responsabilité de l’industrie pharmaceutique dans le naufrage actuel de la psychiatrie est lourde et indéniable. Mais il serait trop facile d’en faire un bouc émissaire. L’industrie n’a fait qu’occuper l’espace laissé libre par les autres parties intéressées au médicament. Les grandes agences du médicament, telles que la Food and Drug Administration (FDA) états-unienne et l’Agence européenne du médicament (EMEA), ont démissionné de ce qui devrait être leur fonction principale : la protection de la santé publique. Dépendant de plus en plus pour leur financement des redevances liées aux demandes d’autorisation de mise sur le marché, elles sont enclines à satisfaire en priorité leurs financements.

A travers les guidelines de l’ICH, les firmes en sont arrivées a dicter elles-mêmes les règles d’évaluation de leurs médicaments . Certains soignants doivent l’essentiel de leur carrière et de leurs revenus aux industriels. Et que dire des soignants qui acceptent moyennant finance de participer à des essais éthiquement discutables ? Et des praticiens qui ont abandonné leur formation continue aux mains des firmes et qui acceptent de prescrire sans esprit critique ? Les patients eux-mêmes, pourtant les premières victimes d’un système dévoyé, participent parfois a sa survie. Nombre d’associations de malades sont financées par des industriels.

Combien de patients soumis à la publicité de l’industrie viennent exiger la dernière spécialité ?

1 L’ICH [International Collaborative Harmonisation) est un petit club fermé composé de 6 membres, les agences du médicament étatsunienne, européenne et japonaise ainsi que les syndicats de l’industrie pharmaceutique dans ces trois régions du monde. Ne participent ni soignants, ni organisations de malades. L’Organisation Mondiale de la Santé elle-même n’est invitée que comme observateur, sans aucun pouvoir.

De manière fort discrète, ce club élabore les règles d’évaluation des nouveaux médicaments soumis a l’AMM et ce que doit être le contenu minimum de leurs dossiers d’évaluation. L’industrie pharmaceutique se trouve ainsi directement impliquée dans l’élaboration des règles auxquelles elle doit répondre. Mieux, en assurant le secrétariat de cet organisme, elle y joue de fait un rôle prépondérant –

Faut-il pour cela baisser les bras et céder au découragement ? Certes non. Dans de nombreux pays, on trouve des centres d’information indépendants sur les médicaments qui font le tri entre vraies et fausses nouveautés. La plupart d’entre eux se retrouvent au sein de l’International Society of Drug Bulletins {ISDB) pour s’épauler et échanger leurs expériences. De nombreux soignants refusent les journaux soi disant gratuits, ne reçoivent plus les visiteurs médicaux et consacrent beaucoup de temps à se former, à leurs frais, de la manière la plus rigoureuse possible. Au sein même des agences, certains services font, le plus souvent dans la discrétion, un vrai travail de fond.

Certains << experts ›› méritent pleinement ce nom et refusent le prêt à penser. David Healy en est un des plus brillants représentants. Il propose dans ce livre une solution quasiment révolutionnaire pour nos sociétés complexes dites « avancées ›› : en revenir au simple bon sens et remettre le patient, dans son individualité, au centre des systèmes de soin. A juste titre, l’auteur nous rappelle que les premiers psychotropes de l’époque moderne ont été découverts << par hasard ›› par des cliniciens attentifs qui ont su observer et écouter leurs malades et admettre que les effets des médicaments que ceux-ci décrivaient n’avaient rien à voir avec les effets a priori attendus. Il est urgent de revenir à des soins personnalisés adaptant pour chaque patient le traitement (médicamenteux ou non) qui lui convient le mieux après une écoute minutieuse qui l’emporte sur les a priori.

Il est urgent que les patients ne soient plus sujets mais acteurs des soins qui leurs sont prodigués, qu’ils bénéficient d’une information indépendante des firmes et non biaisée sur les divers traitements disponibles, avec leurs avantages et leurs inconvénients et qu’ils puissent ainsi participer aux décisions qui les concernent. Écouter les patients, les faire participer activement à leurs traitements en respectant au maximum leur liberté, voilà bien ce qui semble une évidence.

La lecture de ce livre est utile à tous. Elle encouragera ceux engagés dans une vision humaniste de la médecine. Pour les autres, souhaitons qu’elle constitue un véritable électrochoc.

2 Préface de l’édition anglaise

David Healy – Bangor, 2008′

Alors que le rythme du développement de nouvelles substances s’est nettement ralenti et que les médicaments réellement innovants mis sur le marché se font rares, nous assistons ces dernières années à une série de changements significatifs dans le domaine des médicaments psychiatriques. Ceux-ci sont avant tout liés à une capacité accrue des firmes pharmaceutiques à analyser nos perceptions en tant que consommateurs ou prescripteurs de médicaments. Ils sont observables dans différents domaines et se manifestent par l’augmentation des prescriptions de médicaments psychiatriques chez les enfants, un engouement soudain pour le diagnostic de trouble bipolaire ou par les stratégies marketing qui tournent autour des dysfonctionnements sexuels.

Dans ce contexte jusque-là florissant pour l’industrie, personne ne s’attendait à ce qu’un mastodonte de la psychopharmacologie ne dérape comme ce fut le cas en 2003. À ce moment précis, Lilly venait d’obtenir et GlaxoSmithKline et Pfizer étaient sur le point de recevoir une autorisation de mise sur le marché de leurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) pour le traitement des enfants. La littérature scientifique concernant ces produits prescrits en pédiatrie les présentaient universellement comme étant sûrs, bien tolérés et efficaces. Le magazine Newsweek montrait en couverture, dans le cadre de la Semaine de la Santé Mentale en 2002, l’image d’un adolescent déprimé. À l’intérieur, on pouvait lire qu’aux États-Unis, 3 millions d’adolescents étaient déprimés et donc susceptibles de se suicider.

Mais quand finalement l’agence de régulation du Royaume-Uni a examiné les données brutes issues des essais cliniques réalisés avec ces médicaments chez les enfants, elle a conclu que, bien au contraire, ces produits n’étaient ni sûrs, ni efficaces, et que loin de prévenir les suicides, ils pouvaient même les déclencher –

Comment une telle situation a-t-elle pu se produire ? Une partie du problème s’explique par le fait qu’une proportion sans cesse croissante de la littérature présumée scientifique concernant les médicaments est rédigée par des agences spécialisées en stratégies marketing et est, en termes de qualité scientifique, plus décorative que chargée de contenu. Ce qui prend l’apparence de la science n’est en fait que de l’information commerciale visant à vendre des produits. Les cliniciens, dans leurs journaux spécialisés,voient, d’un côté, la publicité pour le produit et, de l’autre, les détails d’un essai clinique randomisé sans réaliser que c’est ce dernier qui est le réel outil de la stratégie marketing de la firme.

Face à cela, la pertinence d’un livre comme celui-ci vient de ce qu’il donne aux cliniciens des outils pour encourager ceux qui prennent ces médicaments à faire confiance en leur propre expérience et à ne pas se laisser intimider par les déclarations des professionnels sur les effets supposés qui s’apparentent bien souvent à de la bio mythologie simpliste. Il y a encore 10 ans, une telle approche aurait semblé souhaitable sans être indispensable. Mais la relation du clinicien avec ses patients a évolué de telle façon que ces derniers ne se sentent plus écoutés lorsqu’ils témoignent d’une souffrance engendrée par la prise d’un médicament. Souvent, le patient se verra même conseiller dans un tel cas de doubler la dose de son traitement.

Les symptômes de sevrage, quant à eux, seront interprétés comme la réapparition de la pathologie sous-jacente nécessitant la ré-instauration ou la poursuite du traitement. Bien que des situations désagréables comme celles-ci aient toujours existé, il est maintenant manifeste que cette déconnexion entre les médecins sous l’influence des firmes et ceux d’entre nous qui prennent les médicaments prescrits peut avoir des conséquences fatales.

Les événements récents, illustrant ce qui vient d’être dit,suggèrent que des consommateurs informés et peut-être d’autres professionnels du soin pourraient être amenés à se mobiliser et à lancer des actions en faveur d’une reformulation du contrat établi entre la société et les firmes pharmaceutiques. Jusqu’à présent, ces dernières se sont, en effet, vu attribuer, en contrepartie du contrôle strict auquel elles sont soumises, un grand nombre de privilèges. Parmi ceux-ci figure l’autorisation de ne pas divulguer les données brutes issues des essais cliniques réalisés sur des personnes qui acceptent, le plus souvent gratuitement, de prendre des risques en testant des médicaments. En définitive, les résultats obtenus soit sont déformés, soit ne sont pas publiés s’ils ne vont pas dans le sens de la stratégie marketing de la firme.

Le système actuel place les médecins dans une position centrale pour défendre les intérêts des patients. Mais on observe qu’au contraire, ils se retrouvent dans une position de vulnérabilité vis-à-vis des firmes et qu’en conséquence, les patients n’ont plus le courage de s’exprimer comme ils l’auraient fait auparavant en s’autorisant à poser des questions.

Il serait dès lors grand temps de revisiter les fondements même de ce contrat, maintenant que les firmes pharmaceutiques et les médecins semblent avoir dépassé les scrupules qui les empêchaient jusqu’à présent de mettre en danger les êtres les plus vulnérables de notre société, à savoir les enfants.

Référence

1. Medawar, C., Herxheimer, A., Bell, A., Iofre, S., Paroxetine,

panorama, and user reporting of ADRs. Consumer intelligence matters in clinical practice and post- marketing drug surveillance, [nr] Rzkfë .S’afe{y Med 15 –

(2003)161~169.

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Guérir la schizophrénie, Introduction

Guérir la schizophrénie est une version révisée et actualisée du livre Comment vivre avec la schizophrénie, précédemment écrit en collaboration avec le dr humphry osmond et édité par fannie kahan. Le livre a connu plusieurs éditions, d’abord Publié en 1966 en Angleterre par Johnson Publications avec un avant-propos écrit par le très honorable Christopher Mayhew, M.P. puis en Amérique par University Books, et Plus tard par Citadel Press, avec un avant-propos du professeur Nolan D. Lewis Lewis Emeritus Professeur et président, du Département de psychiatrie, Université de Columbia. Plus de 100 000 copies ont été vendus.

« C’est un livre courageux à bien des égards », a écrit Christopher Mayhew dans son avant-propos de la première édition. « Il s’adresse directement et intimement aux patients schizophrènes en tant que groupe, ce qui va choquer certaines personnes. Il attaque fortement l’approche traditionnelle de la schizophrénie. Il s’engage vers une forme spécifique de traitement qui, comme les auteurs eux-mêmes le reconnaissent, n’est pas encore complètement acceptée. « Comme Dr Nolan D.C. Lewis l’a reconnu dans son avant-propos de la troisième édition, « C’est un livre unique de deux façons. C’est Le premier livre écrit pour les patients schizophrènes, les instruisant de quelle façon Ils devraient s’y prendre pour vivre avec cette maladie. Deuxièmement, les auteurs ont accompli la difficile tâche de présenter un tableau complet des aspects de cette maladie, avec mise en perspective, et en utilisant seulement les termes qui peuvent être facilement compris par le plus grand nombre de lecteurs.

Nous avons écrit la première édition du livre sur l’invitation de l’éditeur de Johnson Publications, le docteur D. Johnson, membre du Parlement en Angleterre, qui souffrait d’une psychose non diagnostiquée et qui a inventé le terme « hallucinogène » lorsque Il a commencé à rechercher la cause de sa maladie. Notre motivation était d’écrire un livre pour les patients schizophrènes et leurs familles qui expliqueraient en termes simples la Schizophrénie et recommander un traitement efficace. Les familles de schizophrènes ne savent pas où se tourner pour obtenir de l’information, à l’exception des anciens manuels de psychiatrie qui contiennent d’effrayantes descriptions de patients chroniques et offrent peu ou pas d’espoir de récupération. Ce problème de manque d’information a été compliqué par la pratique de nombreux psychiatres de ne rien dire de la maladie aux patients et à leurs familles parce qu’ils croyaient que le diagnostic de schizophrénie en soi serait nuisible.

Malgré la promesse de Comment vivre avec la schizophrénie pour informer le public sur cette maladie et pour donner aux patients l’espoir de guérison, il est encore nécessaire de poursuivre l’effort 40 ans plus tard. Des centaines d’autres livres ont été publiés sur cette maladie, les sociétés de schizophrénie ont été formées comme des groupes de support dans les communautés, Internet a permis d’obtenir de vastes quantités de recherche, et la maladie a reçu une présentation sympathique dans le film primé aux Oscar « A Beautiful Mind »

Malgré cette attention, même les psychiatres les plus optimistes prétendent que seulement 10 % des patients traités se rétabliront. Le pronostic d’aujourd’hui n’est pas bien meilleur que ce qu’il était il y a 40 ans. Alors que de nombreux patients dans les années 1960 ne pouvaient s’attendre qu’à une vie dans un hôpital psychiatrique, et enfermé pour cause de sécurité publique, aujourd’hui, ils sont chassés des hôpitaux vers les rues, leurs symptômes lourdement médicalisés. Guerir la schizophrenie offre la promesse non seulement d’un traitement efficace dans la plupart des cas de schizophrénie, mais aussi la prévention possible de la maladie.

En rédigeant et en révisant ce livre, je voulais offrir aux patients schizophrènes et leurs familles des informations claires et, tout aussi important, l’espoir. Aucun de ces éléments n’ était disponible lorsque nous avons d’abord écrit How to Live with Schizophrenia, et, malheureusement, ils manquent encore aujourd’hui. La psychiatrie était alors un livre clos, une espèce de société secrète. Les psychiatres n’ont pas fourni au public ou à leurs patients des informations sur cette maladie. La psychiatrie a suivi la déclaration de l’éminent psychanalyste Dr Karl Menninger, que tout psychiatre qui a dit à ses patients qu’ils avaient la schizophrénie leur rendait un mauvais service, car cette connaissance aggraverait sans aucun doute leur état et rendrait le traitement plus difficile. Les psychiatres ne discutaient pas des diagnostics avec leurs patients et ne parlaient pas à leurs proches, étant donné qu’ils considéraient les familles comme une source du problème et donc des ennemis du patient et du docteur. Les psychiatres ne considéraient pas la famille comme une source de soutien pour leurs patients dans le processus du traitement. Il n’y avait pas de sociétés de schizophrénie équivalentes au cancer ou Sociétés de santé. –Et parce que les patients atteints de schizophrénie se sont rarement rétablis avec les traitements psychiatriques, leur dire qu’ils avaient cette maladie était équivalent à leur dire qu’ils avaient quelque chose d’aussi affreux que la syphilis. Personne ne croyait qu’il y avait un espoir de guérison.

Au début des années 60, on m’a demandé d’examiner un jeune garçon atteint de schizophrénie qui s’est tiré dessus lui-même, manquant son cœur d’environ un centimètre. Il m’a dit qu’il avait été traité au Royal University Hôpital de Saskatoon, en Saskatchewan, à plusieurs reprises, mais que personne ne lui avait jamais dit ce qui n’allait pas. Après avoir été libéré, il a vu quelques semaines plus tard son médecin de famille. Pendant que le patient était au bureau, son médecin a été appelé dans une autre salle d’examen, et il a fait ce que chaque patient intelligent devrait faire : il a lu son dossier -. Là, il a appris qu’on lui avait diagnostiqué une schizophrénie. C’était une surprise, mais pas un choc, puisqu’il ne savait pas ce qu’était la schizophrénie. Quand il rentra chez lui, il a cherché le mot dans un vieux dictionnaire, qui la définit comme « une maladie désespérément incurable. » Il s’est immédiatement tiré dessus lui-même. Pendant mon entretien avec lui, j’ai dissipé ce mythe, je lui ai expliqué la nature de la schizophrénie et je lui ai dit que comme je le traiterai. Il a perdu sa peur et s’est rétabli.

J’ai décidé que les patients atteints de schizophrénie devraient être informés de ce qu’ils avaient de la même façon que les patients atteints d’appendicite obtiennent leur diagnostic. Parce que j’avais été formé à l’école de psychiatrie du « ne dis rien », j’ai approché mes premiers patients avec une certaine appréhension et j’ai décidé alors que je dirais tout. Les réponses de mes deux premiers patients à qui j’ai parlé m’ont assuré je faisais le bon choix. Le premier cas était un jeune garçon qui accompagné de sa mère. Après l’avoir diagnostiqué, j’ai dit à sa mère qu’il était atteint de schizophrénie, puis j’ai ajouté : « Vous ne l’avez pas rendu malade. » Elle a commencé à pleurer. Quand je lui ai demandé pourquoi elle pleurait, elle m’a répondu que j’étais le premier psychiatre qui ne l’avait pas blâmée pour la maladie de son fils. Le deuxième patient était un garçon adolescent qui était à la fois alcoolique et schizophrène. Son prêtre l’accompagnait dans mon cabinet – j’ai dit au jeune homme qu’il avait la schizophrénie, et je lui ai expliqué sa maladie comme une maladie biochimique et comment je le soignerai (/ traiterai). Plus tard, son prêtre m’a dit qu’il avait demandé au jeune homme ce que je lui avais dit à son retour dans la salle d’attente. — Le docteur Hoffer m’a dit que je souffrais de schizophrénie, répondit-il. « Je ne sais pas ce que c’est exactement, mais c’est sûr que je me sens mieux après avoir parlé avec lui. »

« Ne pas savoir » est l’un des sentiments les plus terribles que tout patient peut éprouver. Mais simplement informer les patients qu’ils souffrent de schizophrénie – sans explication et sans aucun espoir de traitement – serait futile. Dans tous les cas que j’ai traités depuis (au moins 4 000 patients aujourd’hui), j’ai informé mes patients du diagnostic, suivi d’une description de cette situation (en tant que maladie biochimique), j’ai alors offert l’espoir que s’ ils suivent le traitement recommandé, ils auront une forte probabilité de récupération.

La structure de Healing Schizophrenia suit le schéma suivant. Tout d’abord, nous éliminons la stigmatisation de la schizophrénie, faire connaître à tous cette maladie n’est pas seulement commune mais également compréhensible. Ensuite, nous décrivons les symptômes et analysons les différentes causes de la schizophrénie, en fournissant une explication biomédicale complète. Ensuite, nous décrivons le programme de traitement basé sur ce modèle biomédical, fournissant finalement des recommandations pour prévenir cette maladie.

Le traitement primaire que nous recommandons est fondé sur les principes de la médecine orthomoléculaire – ou nutritionnelle, que le Dr Osmond et moi même avons développés dans les années 1950 et dont le lauréat du prix Nobel Dr Linus Pauling se fit le « champion » peu de temps après avoir lu la première édition de How to Live with schizophrénia dans les années 1960.

Tendances dans le traitement de la schizophrénie

L’enthousiasme pour le traitement de la schizophrénie a augmenté et diminué au cours des 50 dernières années, et dépend entièrement des attentes des psychiatres. Jusqu’en 1950, leurs attentes étaient nulles ; Les 50 dernières années les avaient convaincus que rien ne pouvait être fait. Pour cette raison ils se contentaient d’entreposer des patients dans de grandes institutions loin de chez eux. Celles-ci étaient généralement hors de la vue, mais étaient généralement entouré de pelouses qui étaient magnifiquement entretenues. Il y avait une tentative délibérée de dissimuler au public ce qui se passait au sein de ces institutions.

Je me souviens encore vivement d’un épisode qui s’est produit quand j’avais environ 5 ans. Mes parents étaient en visite chez un de mes cousin qui avait longtemps résidé à l’ Hôpital de Weyburn dans la Saskatchewan. Mon frère, ma sœur et moi sommes allés avec eux. À l’hôpital, nous sommes entrés dans un hall d’entrée très imposant, avec un escalier large et gracieux menant au deuxième étage. Sur la droite se trouvait une salle à manger privée pour l’usage personnel du surintendant, où il passait du temps avec des amis et des politiciens en visite. A gauche, il y avait le grand bureaux des surintendants avec sa salle de bain privée. Nous avons été très impressionnés. Nous avons été introduits dans un petite salle d’attente tandis que le personnel est allé chercher notre cousin. Nous avons attendu et attendu ; je pense que c’était au moins une heure ou plus. Finalement, notre cousin est arrivé et nous avons eu notre visite. Mais la longue attente m’a rendu perplexe, et a continué à me déconcerter jusqu’à ce que j’ai commencé à rendre visite au Dr Osmond dans le même hôpital. Il m’a dit que la politique précédente avait été qu’aucun visiteurs ne soit autorisés à visiter les bâtiments car ils étaient trop terribles pour être vus par le public. Lorsque les infirmières sont allées chercher notre cousin, elles ont d’abord dû lui donner un bain et puis des vêtements, afin que nous ne le voyions pas dans son costume d’hôpital habituel, qui était sale et déchiré. Après notre visite, il aurait été renvoyé dans son quartier et on lui aurait redonné ses chiffons – les meilleurs vêtements gardés, vraisemblablement, pour le prochain visiteur. La première étape majeure de la réforme du système hospitalier de la Saskatchewan a été d’ouvrir ces bâtiments au public, qui plus tard ne voudra plus tolérer ce genre de soins donnés aux patients.

Les attitudes ont changé vers 1950. La psychiatrie est devenue plus optimiste quant au traitement schizophrénie. Il y avait un afflux de médecins dans la psychiatrie – et la psychanalyse, et la Psychothérapie dynamique sont devenues très influentes, se propageant dans tout l’espace. En outre, le coma à l’insuline et l’ECT(électrochocs) avaient prouvé que les patients pouvaient bien se rétablir, même si leur amélioration ne dura que des mois plutôt que des années.

Mais le principal facteur du changement d’attitude a été l’introduction de tranquillisants. Cela a commencé quand un chirurgien français a montré que les anti-histamines étaient de remarquables sédatifs. Les tranquillisants, pour la première fois, ont fourni une méthode pour calmer les patients schizophrènes – en refroidissant leurs symptômes chauds. Tout à coup, tous les théoriciens psychosociaux se retrouvèrent dans leur élément. Il est impossible de faire de la psychothérapie avec un Patient agité, paranoïaque qui se concentre davantage sur des voix qu’il peut entendre que sur la voix du Thérapeute ou pour discuter des problèmes avec une patient si déprimé qu’il ne peut écouter. Le même patient, sous tranquillisants ou avec les antidépresseurs, était maintenant « cool » et pouvait participer à la psychothérapie. Bientôt, des armées de psychiatres, de psychologues et de travailleurs sociaux donnaient volontiers de la psychothérapie aux patients sous tranquillisants. Les sociétés pharmaceutiques ont rapidement promu ces médicaments comme des aides à la psychothérapie, et une vague d’enthousiasme déferla sur le champ de la psychiatrie.

En réalité, cependant, il s’agissait d’une vague de « sur d’enthousiasme » qui n’était pas justifiée par les faits, et qui a conduit à une migration massive des patients des institutions vers d’autres endroits, y compris les rues. Aujourd’hui, peut-être la moitié des sans-abri des villes nord-américaines sont d’anciens malades mentaux, la plupart ayant été libérés des hôpitaux. Sous tranquillisants, avec ou sans psychothérapie, les patients sont mieux – leurs symptômes minorés vers le bas – mais ils ne se rétablissent pas. Une phase de  » porte tournante  » en thérapie a généré des patients ayant des admissions multiples. A chaque admission, ils seraient mis sous tranquillisants, se « refroidiraient « et seraient alors relâchés / libérés de l’hôpital. Après leur sortie, beaucoup cesseraient leur traitement, rechuteraient et devraient être de nouveau réadmis.

Maintenant, une contre-réaction s’est installée – Des psychiatres éminents qui soutenaient avec enthousiasme la dé institutionnalisation sont maintenant en train de dire que c’est un mauvais plan Cependant, le négativisme est de retour en psychiatrie, et la plupart des psychiatres aujourd’hui sont contents si leurs patients retournent dans leur communauté sous médication, et ne sont plus à l’hôpital. Ils ne voient aucun rétablissement et ils ne s’attendent pas non plus à en voir.

Les psychiatres orthomoléculaires, comme je fais, voient des rétablissement et s’attendent à en voir beaucoup plus. Notre attitude est bien plus optimiste, et ce sentiment est transmis aux patients et à leurs des familles. L’optimisme en lui-même ne guérira pas, mais il aidera les patients à observer leur programmes thérapeutiques ; Et si la famille est optimiste, ils seront beaucoup plus patients. Il est tout aussi important de traiter les patients atteints du cancer avec optimisme. L’une des principales plaintes que j’entends des patients sur les centres anti cancer, est qu’ils en sortent avec le moral pire qu’avant d’y entrer. Une patiente récente s’est plainte qu’elle a quitté sa clinique convaincue qu’ils la préparaient à sa mort. Les patients schizophrènes ne se plaignent pas de cela, probablement parce qu’ils n’ont jamais eu de psychiatre qui les ont traités sans aucun espoir ou enthousiasme, mais leurs familles elles le font.

Psychiatrie orthomoléculaire

Par psychiatrie orthomoléculaire je veux dire l’utilisation de doses optimales (souvent des grosses) doses de molécules naturellement présentes dans l’organisme pour traiter la mauvaise santé et promouvoir une bonne santé – spécifiquement la santé mentale. Dans son article fondamental sur « la psychiatrie orthomoléculaire » publié dans le magazine Science en 1968, mon collègue le Dr Linus Pauling déclara que « La thérapie orthomoléculaire, consistant en la disposition pour la personne individuelle de la concentration optimale des constituants normaux importants du cerveau doit être le traitement privilégié pour de nombreux malades mentaux ». Ailleurs, il a défini la psychiatrie orthomoléculaire comme « la réalisation et la préservation de la santé mentale par des concentrations variables dans le corps humain de substances qui y sont normalement présentes, comme des vitamines. Cela fait partie d’un sujet plus large, la médecine orthomoléculaire, une part importante parce que probablement, le fonctionnement du cerveau est sensiblement plus dépendant dans sa composition moléculaire et sa structure que l’est le fonctionnement des autres organes.

Comme le Dr Pauling l’a expliqué dans son étude sur la nutrition orthomoléculaire dans son livre célèbre Vitamine C et rhume commun, le corps humain a perdu sa capacité pendant l’évolution à fabriquer certains nutriments. Ce précepte est la base de mes deux livres sur la nutrition : Nutrition Orthomoléculaire et les Lois de la Nutrition Naturelle de Hoffer, ainsi que mon livre sur la nutrition des enfants, et Guérison du trouble du comportement et de l’attention chez les enfants. Il y a 20 millions d’années, l’homme, d’autres primates, le cochon d’Inde et une chauve souris mangeuse de fruits indiens ont perdu la capacité de produire de la vitamine C, soutient le Dr Pauling. À mon avis, l’homme traverse en ce moment un processus où nous perdons la capacité de produire de la vitamine B-3 à partir du tryptophane. Les personnes souffrant de différentes schizophrénies sont un groupe qui est allé loin dans cette direction. Comme les régimes sont devenus moins naturels, plus high-tech, la quantité de vitamine B-3 a été baissée, et les personnes qui ne disposent plus de la machinerie nécessaire pour la conversion du tryptophane en vitamine deviennent malades. Je suis convaincu depuis longtemps que si nous ajoutions 100 mg de vitamine B-3, sous forme de niacinamide, à notre alimentation, il y aurait une diminution importante de l’incidence de la schizophrénie, ainsi que d’autres maladies, comme l’hyperactivité et les troubles de l’apprentissage et du comportement chez les enfants.

Un autre collègue, le doc Bernard Rimland, auteur de L’autisme infantile, explique en outre la signification de “orthomoléculaire” et met en contraste la pratique de la médecine “orthomoléculaire” avec la médecine “toximoleculaire”: “Ortho” signifie droite, ou correcte, et “moléculaire” se réfère à la chimie du corps- « orthomoléculaire » signifie donc corriger la chimie du corps. Pour mettre en contraste les philosophies de la médecine académique et de la médecine orthomoléculaire j’ai crée le mot « toximoleculaire » pour désigner la pratique courante de traiter la maladie (ou du moins les symptômes de la maladie) par l’utilisation de produits chimiques. Cela n’a pas beaucoup de sens pour moi – c’est dangereux, cher et pas très efficace. Mais c’est rentable. La plupart des vitamines sont tout à fait sûres, contrairement aux drogues d »utilisation généralisée, qui peuvent être, et sont trop souvent létales en grandes quantités. La médecine traditionnelle consiste en grande partie à donner des médicaments mortels en quantités sous-létales, il me semble.

La psychiatrie orthomoléculaire n’est pas seulement beaucoup plus sûre, elle est beaucoup plus judicieuse. Sa capacité à utiliser des substances normalement présentes chez l’humain a vraiment un sens. La pratique de la médecine orthomoléculaire reconnaît ainsi que la toxicité de beaucoup de maladies aiguë et chroniques sont dues à une faute métabolique qui est corrigible chez la plupart des patients par une bonne nutrition, y compris l’utilisation de grandes doses de vitamines et de suppléments minéraux. En fort contraste, les médicaments sont des substances synthétiques qui ne sont pas naturellement présentes dans le le corps et l’organisme ne dispose pas de mécanismes prêts à l’emploi pour leur destruction et leur élimination. Ils sont appelées xénobiotiques, c’est-à-dire des molécules étrangères. Et contrairement à la médecine conventionnelle, la médecine orthomoléculaire reconnaît le principe de l’individualité, en recommandant une alimentation optimale de nutriments pour chacun d’entre nous. Deux patients ne sont pas les identiques ; donc les deux traitements ne sont pas les mêmes. La médecine orthomoléculaire exige l’application de ces deux principes à la fois : l’individualité et l’utilisation de doses optimales (grandes doses si nécessaire) de vitamines, de minéraux et d’acides aminés et d’acides gras essentiels.

Au début des années 50, mon collègue, le Dr Humphry Osmond, et moi-même avons développé une hypothèse de la schizophrénie qui unissait les facteurs biochimiques et psychosociaux. Nous avons suggéré que dans la schizophrénie il y avait une production anormale d’adrénochrome, qui agit sur le cerveau tout comme le fait l’hallucinogène d-lysergique acide diéthylamide (LSD) – l’adrénochrome est un des plus actifs dérivés de l’adrénaline – Le noradrénochrome est un dérivé de la noradrénaline – Au cours des 10 années suivantes, notre groupe de recherche à Sakatchewan a établi que l’adrénochrome est en fait un hallucinogène, que les conditions biochimiques nécessaires pour sa formation dans le corps étaient toutes présents et que l’utilisation d’un composé qui bloquait son activité dans le cerveau était thérapeutique pour la schizophrénie. Ce Composant était la vitamine B3, soit l’acide nicotinique (niacin) ou ou la nicotinamide (niacinamine).

Dans le traitement orthomoléculaire de la schizophrénie, il y a eu deux changements majeurs au cours des 40 dernières années. Tout d’abord, c’est l’évolution de la psychiatrie orthomoléculaire passant d’un simple traitement, utilisant une vitamine pour traiter la maladie, à un programme global holistique, qui comprend l’utilisation de nombreux nutriments différents en combinaison avec les traitements standards de la psychiatrique. La seule chose peu orthodoxe de ce changement est l’accent mis sur la nutrition et l’utilisation des nutriments en doses optimales. Au cours de la dernière décennie, la nutrition est devenu plus populaire et moins peu-orthodoxe dans d’autres domaines, comme la thérapie du cancer. Cependant, cette acceptation a été lente dans le domaine de la psychiatrie.

Deuxièmement, la schizophrénie n’est pas une maladie comme nous l’avions pensé avant : c’est un syndrome – et chaque syndrome est provoqué par différents facteurs. Ce concept a été découvert il y a environ 100 ans – Les patients psychotiques admis dans les hôpitaux des États-Unis souffraient soit de pellagre, de parésie générale de l’aliéné, ou de démence précoce. Souvent, ces maladies étaient indiscernables les unes des autres. Après qu’on ait prouvé que la pellagre est due à une déficience nutritionnelle les patients atteints de pellagre n’étaient plus appelés déments précoce (et plus tard schizophrènes). La même chose arriva pour la schizophrénie du scorbut et de la schizophrénie G.P.l.- Finalement, la pellagre a presque disparu, de même que le scorbut, et la pénicilline a détruit la bactérie du spirochaete causant le G.P.I. Comme la cause de chaque syndrome a été identifiée, cela a été enlevé des schizophrénies, laissant la psychiatrie avec un noyau dur de patients schizophrènes mystérieux et incurables.

Au cours des 40 dernières années, nous avons identifié d’autres syndromes schizophréniques. Notre travail avec la malvaria et le kryptopyrrole a été élaboré par le Dr Carl Pfeiffer, lorsqu’il a donné la première description clinique claire de la pyrrolurie ou de la malvaria. Avec le temps, chaque schizophrène avec des kryptopyrroles dans son urine sera appelé (patient) pyrolluriac, pas schizophrénique, et le traitement sera pris en charge par les internes qui se consacrent aux traitements métaboliques. Certains autres syndromes sont des allergies cérébrales, des carences et des dépendances en vitamines et des déficiences minérales et des toxicités, et quelques syndromes plus rares causés par des drogues comme les hallucinogènes. Chaque syndrome est causé par différents facteurs, mais comme la maladie clinique est la même, il existe un dernier chemin commun ~ une pathologie qui affecte les parties du cerveau qui contrôlent la perception et la pensée. Chaque syndrome nécessitera son propre traitement particulier. Il peut y avoir un chevauchement de plusieurs syndromes, par exemple, une combinaison d’allergie aux produits laitiers et une déficience en vitamine B-6 et en zinc.

La psychiatrie orthomoléculaire moderne est le produit de la recherche et des expériences de nombreux cliniciens, principalement au Canada et aux États-Unis. Dr Osmond et moi même avons contribué au concept de syndromes et avons introduit le concept de l’utilisation optimale de (grande) doses de nutriments pour des maladies non considérées comme des carences en vitamines. Les détails des traitements varient selon les praticiens. Le programme que je vais décrire dans ce livre est celui que j’applique. Je crois que la plupart de mes collègues seront d’accord avec ces grandes lignes, tandis qu’ils peuvent différer sur les détails. Heureusement, la psychiatrie orthomoléculaire n’est pas devenue fossilisée, comme la psychanalyse l’a été pendant la vie de Freud. Nous avons toujours encouragé la diversité et l’ouverture d’esprit.

Au cours des 40 dernières années, le traitement orthomoléculaire de la schizophrénie est resté controversé, quand il n’a pas été ignorée. Au début des années 1950, le Dr Osmond et moi étions les premiers psychiatres à utiliser systématiquement de grandes doses de vitamines pour traiter quelques maladies que ce soit – pour les cas de schizophrénie c’est la vitamine B-3. Dr Irwin Stone, dans son livre The Healing Factor : la vitamine C contre la maladie (1972), décrit plus tard de grandes doses de vitamine C comme “méga” doses. Le terme est vite devenu populaire. Elle a joué à la fois un rôle positif et négatif en favorisant l’utilisation des vitamines. Du côté positif, il a capturé l’imagination des gens, comme les mots de buzz « megatrends » ou « megabucks ». Le mot n’était jamais scientifique, n’a jamais été défini. Du côté négatif, il a créé une certaine confusion. Beaucoup de gens ont pensé qu’il y avait quelque chose appelé une « méga vitamine. » J’ai eu des patients qui sont venus me demander à être traités avec ces méga-vitamines, quand ils prenaient déjà de grandes doses. « Mega » signifiait une dose importante, mais sans préciser la quantité. Quelques critiques, ignorants du champ ont défini une mega dose comme une dose 10 fois plus grande que celle recommandée quotidiennement par la (RDA) si aimé par les agences gouvernementales et d’autres. Certains médecins étaient craintifs du terme, qui leur suggéraient le danger d’une méga toxicité. Le résultat fut un refus par de nombreux professionnels de la santé d’accepter ou même d’examiner la recherche, et l’efficacité de la thérapie orthomoléculaire, pour presque toute une génération. Les attaques en cours contre le Dr Linus Pauling suite à la publication de Vitamine C et Rhume ne sont que les exemples les plus célèbres d’une tentative de la médecine académique pour discréditer la médecine orthomoléculaire, malgré les démonstrations de succès de notre traitement de la maladie.

Depuis 1952, lorsque nous avons d’abord utilisé la vitamine B-3 comme composant principal pour traiter les Schizophrénies, j’ai supervisé, en tant que directeur de la recherche psychiatrique, des services psychiatriques de la Direction de la santé publique, en Saskatchewan, quatre études contrôlées en double aveugle et de nombreuses autres études cliniques continues — Nous avons découvert que (1) l’addition de vitamine B-3 au traitement des patients schizophrènes a doublé la récupération naturelle ou spontanée mais (2) il n’avait aucun effet immédiat sur les patients chroniques, bien que plus tard nous avons découvert que le traitement de la vitamine B-3, combiné à d’autres thérapies orthomoléculaires étaient efficace pour les schizophrènes chroniques. Depuis, il y a eu une corroboration massive des médecins orthomoléculaires, en particulier aux États-Unis, au Canada et en Australie ; mes collègues et moi même avons traité plus de 100 000 patients depuis 1960. La preuve clinique de l’efficacité du traitement orthomoléculaire a été publiée dans différents revues, notamment dans le Journal of Orthomolecular medecine, mais rarement dans les journaux médicaux des revues médicales standard, parce qu’ils ont été constamment hostiles à nos idées. Ce traitement est considéré comme sans valeur par de nombreux psychiatres. Il est jugé à tort, comme pernicieux par certains, et est inconnu de la plupart— « L’American Psychiatric Association Task Force 7 sur « Les méga-vitamines et la thérapie orthomoléculaire en psychiatrie » en 1973 a annulé tout intérêt pour l’utilisation de vitamines. En outre, comme aucune société pharmaceutique ne possède de brevets sur l’utilisation de vitamines, ils n’ont aucun intérêt à promouvoir leur utilisation ; Les principaux efforts des entreprises pharmaceutiques pour promouvoir et nourrir leurs bénéfices va dans la promotion de leur variété de tranquillisants et d’antidépresseurs. Contrairement aux croyances médicales traditionnelles, la psychiatrie orthomoléculaire n’écarte pas l’usage des drogues spécialement les antidépresseurs – dans le traitement des schizophrénies ; parfois, nous utilisons plutôt des calmants pour refroidir les symptômes chauds, ou des antidépresseurs pour traiter les allergies pendant l’introduction de vitamines et de minéraux et d’autres éléments nutritifs qui rendront les traitement médicamenteux inutiles.

Étude de cas

Les psychiatres orthomoléculaires ont des raisons d’avoir de l’espoir dans leur traitement de la schizophrénie. Tout d’abord, le traitement fonctionne, malgré la « la chanson » des corporations médicales et pharmaceutiques. Deuxièmement, un nombre croissant de professionnels de santé, et les familles se tournent vers la médecine orthomoléculaire quand ils se trouvent face aux échecs des traitements pharmaceutiques et psycho thérapeutiques conventionnels.

Ce sens de l’espoir brille à travers l’histoire de deux patients schizophrènes que j’ai traitées dans les années 980, Faye et John, qui ont souffert seuls pendant beaucoup d’années, se sont rencontrés, mariés, et maintenant vont très très bien et sont ensemble. Ils ont chacun reçu la thérapie orthomoléculaire que je préconise dans ce livre : chaque composant du traitement était important, mais c’est seulement après la thérapie aux vitamines que leurs vies à commencer à démarrer de nouveau.

Faye est venue me voir en juin 1984, se plaignant qu’elle était déprimée et nerveuse. Elle avait 50 ans. Elle n’avait pas été bien depuis sa naissance, mais elle m’a dit qu’elle avait eu ses premiers symptômes quand elle avait six ans. Sa mère m’a dit qu’il n’y avait pas eu de symptômes cette fois là – mais Faye ne pouvait pas s’entendre avec son professeur et a été retirée de l’école. Deux ans auparavant, elle était tombée sur son visage, se brisant le nez. Cela a été réparé, mais elle avait eu besoin de plus de chirurgie quand elle avait 5 ans, et elle est restée sensible au de son sujet apparence.

En 1962, elle est devenue très nerveuse après la naissance de son fils. Elle pensait qu’elle avait reçu une série d’électrochocs – et le traitement courant – après le traitement, ses parents l’ont ramenée en Alberta pour la convalescence. Mais elle n’a pas récupéré et a été admise dans un hôpital psychiatrique de l’Alberta pendant six semaines. Dans les années suivantes, elle a eu cinq admissions supplémentaires, la dernière pendant deux mois en 1981. Pendant ce temps, sa fille a été placée dans un foyer d’accueil parce que Faye était incapable de prendre soin d’elle. Son généraliste, en me l’ayant référée, a écrit qu’elle avait de mauvaises pensées : elle avait peur de pouvoir blesser quelqu’un par inadvertance, peut-être sa mère.

Un examen de l’état mental a révélé qu’elle avait entendu des voix dans le passé, qu’elle s’entendait encore penser elle-même et qu’elle souffrait d’hallucinations. Elle était plus préoccupée par son apparence et des gens qu’elle croyait très critiques envers elle même. Sa mémoire était mauvaise et sa concentration défectueuse. Elle était gênée par sa dépression, mais elle ne pensait pas au suicide. Elle pesait 61 livres, mais venait de 20 livres en surveillant son alimentation. Elle buvait trois verres de lait chaque jour, souffrait de nombreux rhumes et sinus et toussait beaucoup.

Je lui conseillai d’éliminer le sucre et les produits laitiers de son alimentation et j’ajoutais la niacine (1gr) 3 fois par jour de l’acide ascorbique (vitamine C) 500mg 3 fois par jour viatmine B6 00 mg / jour et du sulfate de zinc 00 mg par jour aux médicaments qu’elle prenait toujours – Ses médicaments comprenaient la chlorpromazine 00 mg par jour, l’imap mg i.m. Par semaine et le parnate 20 mg par jour.

Je l’ai revue en septembre 1984, date à laquelle elle montrait des améliorations. Sa peau était plus saine, ses sinus étaient clairs, son poids était maintenant de 50 livres, ses craintes avaient disparues elle n’était plus paranoïaque, et sa mémoire était meilleure. Le parnate lui donnait la nausée, donc je lui ai demandé de l’arrêter.

A la mi-novembre, elle a été vaccinée contre la grippe, et peu après a commencé à souffrir de maux de tête. Elle redevenait paranoïaque, mais n’avait pas d’hallucinations. Elle était re admise à l’hôpital du 4 décembre 1984 au 5 janvier 1985. Elle est restée sur la niacine et l’acide ascorbique, en plus de la chlorpromazine 50 mg par jour et l’imap. Pendant les trois mois suivants elle fut très troublée. J’ai arrêté son imap et je l’ai remplacé par un autre tranquillisant, le fluanxol 40 mg i.m. tous les sept jours.

En juillet 1985, elle se plaignit de sa solitude, même dans un foyer de groupe. Son fils et sa fille lui rendait visite régulièrement. Elle était maintenant convaincue que le lait la rendait malade, car chaque fois qu’elle en prennait, elle devenait nauséeuse. Je l’ai mise sur anafranil 50 mg avant de se coucher, mais ça l’a rendue pire, et on l’a donc été interrompu. En août 1985, enfin, elle était complètement sans produits laitiers. Elle recevait alors 500 mg par jour de Chlorpromazine.

Le 5 novembre 1985, elle m’a dit qu’elle avait raté deux injections. Elle était, l’esprit confuse et très paranoïaque. Je l’ai admise à l’hôpital jusqu’au 7 décembre 1985. Le fluanxol était arrêté et elle a commencé à prendre du madecate 5 mg i.m. hebdomadaire.

Le 4 mai 1986, sa situation était bien meilleure. Elle était libre d’hallucinations, n’était pas paranoïaque, et son humeur était bonne. Elle était à 50 mg de chlorpromazine par jour. Cependant, en août 1986, elle empira et avait commencé à voir des visages dans les couvertures. Le 30 octobre 1986, j’ai arrêté son modecate et j’ai commencé les injections de haldol, 300 mg une fois / mois. Nous avons changé sa vitamine B-3 de la niacine en niacinamide.

En juillet 1987, elle restait nerveuse et agitée, mais elle allait beaucoup mieux. Elle avait commencé à lire sur la schizophrénie parce qu’elle s’inquiétait pour son fils. Elle faisait aussi du bénévolat, ce qui lui plaisait. Pour le reste de 1987 et 1988, elle a fluctué, de temps en temps, déprimée ou nerveuse, et parfois ayant plus d’hallucinations.

En janvier 1989, elle était gaie, et deux mois plus tard, en mars, elle épousa, Jim un chômeurs de 48 ans schizophrène. Ils se sont rencontrés au foyer de groupe où ils tous deux vécus. Après leur mariage, ils ont commencé à chercher un appartement pour eux-mêmes. La chlorpromazine de Faye était maintenant de 50 mg par jour. En août 1989, elle souffrait encore d’hallucinations occasionnellement.

À la fin de 1989, j’ai arrêté son haldol par injection et lui ai donné 10 mg par jour d’haldol oral en comprimés. Elle a appris à ajuster la dose pour contrôler sa nervosité, et à la fin de 1990 était stable. Cette patiente avait appelé à mon bureau au moins trois fois une semaine pendant plusieurs années, mais en décembre 1990, il n’y a eu aucun appel avant Noël, quand elle a appelé pour me signaler qu’elle allait bien.

Le mariage de Faye et de Jim a bien fonctionné. Ils se soutiennent mutuellement, et parce qu’ils comprennent la maladie, ils sont très tolérants avec les symptômes de l’un ou de l’autre. Ils se rappellent leurs médicaments et leurs vitamines l’un à l’autre. Je considère que Faye s’est beaucoup améliorée. — C’est-à-dire qu’elle s’entend bien dans la communauté, qu’elle s’entend bien avec sa famille et qu’elle est la plupart du temps sans symptômes. Elle est incapable de travailler parce que sa vie a été trop perturbée pendant trop longtemps, et elle aura besoin d’aide médicale pour le reste de sa vie ; Mais elle est contente, souvent joyeuse, et a établi une nouvelle vie avec un homme avec qui elle est compatible.

Jim est venu me voir la première fois en juin1989, après que Faye et lui fussent mariés. Depuis, je les ai vus tous les deux ou trois mois environ. Jim était tombé malade pendant son adolescence – Il était à l’hôpital à l’âge de 4 ans pendant huit mois, encore en 973, et pour encore en 973, et pour la dernière fois en 977, quand il avait 36 ans. Depuis, il avait pris ses médicaments soigneusement. Il était sous administration par injection de 5 mg de modécate tous les 0 jours, de xanax, de chlorpromazine et de médicaments pour l’hypertension artérielle. J’ai ajouté la niacine et l’acide ascorbique, 3 grammes de chaque par Jour, à son programme. En décembre 1989, j’ai diminué la niacine à 5oo mg trois fois par jour et a ajouté la même quantité de niacinamide. En novembre 1990, il m’a se dit sentir comme un « million de dollars. » Il est resté sur son tranquillisant par injection et les vitamines. Leur mariage se déroulait bien.

Personne ne s’attendait à ce qu’ils se marient, et encore moins à un mariage heureux et réussi. Les patients schizophrènes, lorsqu’ils sont malades, trouvent impossible d’avoir des relations réussies. Le fait que le mariage de Faye et Jim fonctionne si bien est un autre mesure de leur amélioration.

Malgré leur remarquable amélioration de santé, Faye et Jim seront une charge permanente de la société, et à juste titre, car ils sont victimes d’un système de soins psychiatriques qui semble incapable d’accepter de nouvelles idées. Faye était malade 2 ans avant que je ne la vois ; Jim a été malade depuis l’âge de 4 ans. Il est hautement improbable que l’un ou l’autre guérissent spontanément. Ils s’attendait tous les deux à rester dépendantes et malades, avec des ré admission occasionnelles à l’hôpital pour ajuster leurs médicaments. Idéalement, Jim et Faye n’auraient pas dû attendre si longtemps avant de commencer un traitement efficace, car Faye pourrait avoir commencé à prendre de la vitamine B-3 lorsqu’elle est tombée malade la première fois. Jim aussi, aurait pu commencé le traitement à l’âge de 4 ans. Au début de leur maladie, ils auraient répondu beaucoup plus rapidement ; Ils auraient été épargnés d’une énorme quantité de maladie de douleur et de souffrance, et de la perturbation de leur vie. La société aurait épargnée le coût de veiller sur eux pour le reste de leur vie.

Pourtant, il y a de l’espoir que ces idées peuvent être correctement diffusées, c’est la raison pour laquelle j’ai écrit il y a plusieurs années, Vitamine B-3 et Schizophrénie : Découverte, Rétablissement et Controverse. Et c’est pourquoi je vais maintenant sortir ce livre, Guérir la Schizophrénie. La schizophrénie n’est pas une « redoutable » maladie ; La schizophrénie peut être comprise ; Et la schizophrénie peut être traitée, avec succès. Les schizophrènes, leurs familles et leurs amis ont de bonnes raisons d’espérer leur rétablissement.

Traduction : les-schizonautes.fr

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Outils de guérison & de rémission

Traitement orthomoleculaire de la schizophrénie par le psychiatre Abram Hoffer publié sur le site de Neptune

Résultats du traitement orthomoléculaire publiés plus en détails dans le livre « Healing Schizophrenia » d’abram hoffer –

Vitamines & guérisons de schizophrènes à l’hôpital St Antoine – Paris __ Ces maladies psychiatriques qui n’en sont pas — comment les démasquer. Publié par Cerveau et Psycho — setptembre 2018.


La pratique « Open Dialogue » (VIDEO)

La pratique Open Dialogue Sur le site de Neptune et très bien documentée : La PRATIQUE d’Open Dialogue ou comment la Laponie Occidentale a fait disparaître la schizophrénie de toute une région. Une méthode qui a fait ses preuves depuis 30 ans.

Open Dialogue aux usa, Premiers résultats

NEPTUNE – le site de référence pour y voir clair (pour peu qu’on se donne la peine de l’éplucher)

Les étonnants résultats de l’imagerie cérébrale – par le psychiatre Daniel Amen –après 83 000 scans du cerveau pour les troubles psychiatriques : https://www.youtube.com/watch?v=esPRsT-lmw8 — (activez la fonction sous titres en français )

La puissance du jeune dans les maladies psychiatriques : https://les-schizonautes.fr/wp-content/uploads/2020/09/Allan-Cott-1-traduc-Jeune-Youri-Nicolaiev.pdf


Guérison & régime cétogène : par la psychiatre Georgia Ede, MD, formée à Harvard –- publié par le psychiatre Jean-Pierre LABLANCHY – CHRONIMED


Guérisons par le jeûne – méthode mise au point par le psychiatre Youri NiKolaîev – détails du protocole sur le livre « Le jeune une nouvelle thérapie » de Thierry de Lestrade (10 €) » (page 102 à 105 du livre)

Le jeune une nouvelle thérapie (film, 7 €) sur Arte boutique – documentaire avec les psychiatres russes dont Youri Nikolaîev

Résultats — Une étude récente des statistiques du Prof. Nikolaev a révélé que 70 pour cent des 6000 patients traités par un jeûne contrôlé ont atteint une amélioration si significative qu’ils ont été restaurés pour fonctionner.

Reprise de la méthode de Y. Nikolaiev par le psychiatre US Allan Cott qui a été se former au début des années 1970 à Moscou auprès de Y. Nikolaiev _à son retour il a obtenu les mêmes résultats à New York –


Vidéo de guérisons sans médicaments — Des Ailes brisées

Foyers de guérisons (Vidéo Suède) – https://www.youtube.com/watch?v=nrYq8ndezmw

un long-métrage documentaire réalisé par Daniel Mackler, explore le travail de la Fondation Soins familiaux à Göteborg, en Suède –


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Nutrition et cerveau

  • Alimentation et santé physique et mentale – Dr Russell Blaylock_Nutrition et comportement – Vidéo
  • Le Dr. Russel Blaylock est un neurochirurgien américain reconnu, une référence dans le domaine de l’alimentation, des maladies neurodégénératives et de la toxicité de l’alimentation. Auteur de plusieurs livres à succès, notamment « Excitotoxins : the taste that kills » et « Nutrition secrets that can save your life », il nous livre dans cette remarquable conférence les éléments essentiels pour conserver ou retrouver la santé dans un monde où l’environnement et l’alimentation sont inondés de substances chimiques et d’excitotoxines qui s’attaquent à notre cerveau.

  • L’intestin et les troubles psy – Guillaume Fond – Psychiatre

Un microbiote dans le cerveau ! https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/neurobiologie/un-microbiote-dans-le-cerveau-15285.php

L’alimentation ou la troisième médecine – du doc Jean Seignalet ( procurez vous ce bouquin )

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Psychiatrie orthomoleculaire


Historique de la création du traitement orthomoléculaire par les psychiatres A.Hoffer, H.Osmond et John Smythies
Traitement orthomoleculaire de la schizophrénie par le psychiatre Abram Hoffer publié à l’adresse ci dessous https://www.forumpsy.net/t1325-traitement-orthomoleculaire-de-la-schizophrenie-abram-hoffer-texte-integral


Comment vivre avec la schizophrénie – premier bouquin pour le grand public par A Hoffer et H Osmond traduit en français !

Guérir de la schizophrénieIntroduction du bouquin d’Abram Hoffer


Résultats du traitement pages 168 et 169 du livre « Healing Schizophrenia – publié en 2004 » dAbram Hoffer » – cet ouvrage est une mise à jour du précédent « comment vivre avec la schizophrénie » publié en 1970 en France –

Le traitement standard

Second traitement standard

Qu’est ce que la niacine_les différentes sortes

Les étonnants résultats de l’imagerie cérébrale – par le psychiatre Daniel Amen –après 83 000 scans du cerveau pour les troubles psychiatriques : https://www.youtube.com/watch?v=esPRsT-lmw8 — (activez la fonction sous titres en français )


Feed your head Video : Guérisons de la schizophrénie et genèse de la création de la psychiatrie orthomoléculaire – Feed your head ( nourissez votre tête ) avec les 3 psychiatres fondateurs : Osmond , Smythies & Hoffer

Les masques de la folie – (rencontre et échanges entre schizophrènes rétablis et médecins orthomoléculaires dont Abram Hoffer) https://www.youtube.com/watch?v=nJfHB4NHUXI&t=29s
Site de la médecine orthomoléculaire — http://orthomolecular.org/

Les vitamines prises par A Hoffer en prévention –

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