Tous les articles par ---

Nutrition et cerveau

  • Alimentation et santé physique et mentale – Dr Russell Blaylock_Nutrition et comportement – Vidéo
  • Le Dr. Russel Blaylock est un neurochirurgien américain reconnu, une référence dans le domaine de l’alimentation, des maladies neurodégénératives et de la toxicité de l’alimentation. Auteur de plusieurs livres à succès, notamment « Excitotoxins : the taste that kills » et « Nutrition secrets that can save your life », il nous livre dans cette remarquable conférence les éléments essentiels pour conserver ou retrouver la santé dans un monde où l’environnement et l’alimentation sont inondés de substances chimiques et d’excitotoxines qui s’attaquent à notre cerveau.

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Un microbiote dans le cerveau ! https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/neurobiologie/un-microbiote-dans-le-cerveau-15285.php

L’alimentation ou la troisième médecine – du doc Jean Seignalet ( procurez vous ce bouquin )

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Psychiatrie orthomoleculaire


Historique de la création du traitement orthomoléculaire par les psychiatres A.Hoffer, H.Osmond et John Smythies
Traitement orthomoleculaire de la schizophrénie par le psychiatre Abram Hoffer publié à l’adresse ci dessous https://www.forumpsy.net/t1325-traitement-orthomoleculaire-de-la-schizophrenie-abram-hoffer-texte-integral


Comment vivre avec la schizophrénie – premier bouquin pour le grand public par A Hoffer et H Osmond traduit en français !

Guérir de la schizophrénieIntroduction du bouquin d’Abram Hoffer

Neuroleptiques et traitement orthomoléculaire : mode d’emploi

Résultats du traitement pages 168 et 169 du livre « Healing Schizophrenia – publié en 2004 » dAbram Hoffer » – cet ouvrage est une mise à jour du précédent « comment vivre avec la schizophrénie » publié en 1970 en France –

Guérir la schizophrénie ( Healing Schizophrenia ) d’A Hoffer – table
des matières

15 symptômes détaillés de la schizophrénie


Le traitement standard de la schizophrénie-

Second traitement standard

Qu’est ce que la niacine_les différentes sortes – traduction tirée du
livre  » Niacin the real Story  »

Les étonnants résultats de l’imagerie cérébrale – par le psychiatre Daniel Amen –après 83 000 scans du cerveau pour les troubles psychiatriques : https://www.youtube.com/watch?v=esPRsT-lmw8 — (activez la fonction sous titres en français )


Feed your head Video : Guérisons de la schizophrénie et genèse de la création de la psychiatrie orthomoléculaire – Feed your head ( nourissez votre tête ) avec les 3 psychiatres fondateurs : Osmond , Smythies & Hoffer


Les masques de la folie – (rencontre et échanges entre schizophrènes rétablis et médecins orthomoléculaires dont Abram Hoffer) https://www.youtube.com/watch?v=nJfHB4NHUXI&t=29s
Site de la médecine orthomoléculaire — http://orthomolecular.org/

Les vitamines prises par A Hoffer en prévention –

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Open Dialogue

Pratique de soins inventée en Finlande , précisément en Laponie une des provinces les plus pauvres du pays –

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Document sur Luc de Bry qui a organisé la guérison sans psycho drogues de son fils avec OD:

La page Facebook de Luc de Bry – Open dialogue francophone : https://www.facebook.com/groups/1479367138755140/

Bibliothèque de guérisons sans  » psycho – drogues « https://www.facebook.com/groups/1479367138755140/files/

Info suivante tirée d’un de ses post : Les psychiatres s’ interessant ou formés à l’OD ( open dialogue )

Pour les membres de Paris et Banlieues proches, en vous souhaitant d’en faire bon usage: Voici, à ma connaissance, les noms des 3 premiers psychiatres de Paris qui ont fait l’effort de suivre une formation complète « Open Dialogue » (OD) à Helsinki en Finlande.

Trois, c’est très peu, trop peu, mais mieux que zéro !

  • Dr Alienor Valat (pédopsychiatre ASM 13),
  • Dr Wieworka (actuellement en cours de formation, psychiatre d’adulte ms à Maison Blanche, Paris).
  • Dr. Raphaël Eddine, formé au (POD), pédopsychiatre dans le 19e.
  • La 4e psychiatre de France, Charlotte Lenoir, ayant pu suivre au moins une introduction à OD, est à Marseille, au Lieu de Répit.

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Quelques témoignages de guérisons

  • VIDEO de la guérison de Sara Yelich-Koth après 30 ans de schizophrénie , avec la médecine orthomoléculaire d’Abram Hoffer et des ses collègues –
  • Video Feed your head historique de création de la psychiatrie orthomoléculaire –avec des témoignages de guérison– sous titres en français ( cliquez sur l’icone des sous titres ) Feed your head ( nourissez votre tête ) avec les 3 psychiatres fondateurs : Osmond , Smythies & Hoffer –
  • Open dialogue – les meilleurs résultats depuis 30 ans – boudés par  » les professionnels  » – c’est si loin la Laponie en Finlande ….

Guérison par les vitamines – Hopital St antoine , Paris – article rédigé par 3 psychiatres : Alexis Bourla, Florian Ferreri et Stéphane Mouchabac

Pour la suite cherchez des témoignages de guérisons avec l’Open Dialogue, et envoyez moi vos trouvailles – merci d’avance…

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neuroleptiques mode d’emploi

Les médicaments neuroleptiques démystifiés

Pour « neuroleptiques mode d’emploi « nous avons choisi de présenter l’ouvrage du Psychiatre avisé et critique David Healy -«les médicaments psychiatriques démystifiés » ainsi que le premier chapitre du livre de Peter Gotzsche – kit de survie en santé mentale

Préface

Table des matières – et Présentation de deux chapitres :

Les anti psychotiquesChapitre 2.

Les effets indésirables des anti psychotiques et leur gestionChapitre 3

La thérapie flexible

Choisir un neuroleptique – par le PSYCOM.com

Syndrome métabolique & schizophrénie — ( Ensemble de critères liés à une augmentation du risque cardiovasculaire)

Guide des psycho drogues Équivalence entre neuroleptiques –

SEVRAGE – guides et précautions très importantes

KIT DE SURVIE en santé mentale Doc Peter Gotzsche chapitre 1

les 10 mythes erronés de la psychiatrie de Peter Gotzsche –

Les morts cachées sous neuroleptiques de Peter Gotzsche

Du psychiatre Peter Briggin Comment les médicaments psychiatriques fonctionnent vraiment — actionnez les sous titres

DANGER terrible des médicaments psychiatriques -Les médicaments psychiatriques sont plus dangereux que vous ne l’avez jamais imaginé Peter Briggin ( actionnez les sous titres en français )

La chaine video – de Peter Briggin- Vérités simple au sujet de la psychiatrie

Les dangers et la faillite des neuroleptiques décrite par la psychiatre Kelly Broggan ( actionnez les sous titres )

Comment les psycho drogues rendent chroniques des patients qui ne l’auraient pas été sans leur utilisation – par la psychiatre Kelly Broggan

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L’intestin à l’origine des troubles psy ?

L’intestin et les bactéries qu’il abrite, le microbiote, seraient-ils à l’origine des troubles anxieux et dépressifs ? C’est l’hypothèse défendue par la psychomicrobiotique, un domaine de recherche en plein développement qui pourrait révolutionner le traitement et la prise en charge des patients en psychiatrie.

Entretien avec Guillaume Fond, psychiatre au CHU Henri-Mondor et chercheur en psychiatrie translationnelle à l’INSERM.

Propos recueillis par Lucien Fauvernier – Mis à jour le 10 Juin 2016 à 12 :13

En quoi consiste la psychomicrobiotique ?

Guillaume Fond : C’est un champ de recherche qui s’intéresse au lien entre les perturbations du microbiote intestinal et les troubles psychologiques. Au tout début des études sur le microbiote, ou flore intestinale, nous pensions que les bactéries qui le constituent n’étaient utiles qu’à la digestion. Dans les années 2000, plusieurs études ont contribué à ouvrir les champs d’investigation en soulignant son rôle très important dans le développement du système nerveux central. L’une de ces études montrait notamment que des souris nées en conditions stériles, qui n’ingéraient donc pas un certain nombre de bactéries à leur naissance, développaient des troubles anxieux très importants. Si on leur injectait par la suite des bactéries ciblées, ces troubles disparaissaient. Depuis, il a été démontré chez l’homme que le microbiote peut influencer le système nerveux central de nombreuses façons. En agissant directement sur le nerf vague, par exemple, dont 80 % des fibres sont reliées directement à des zones du cerveau qui contrôlent nos émotions. Les bactéries du tube digestif synthétisent également des neurotransmetteurs comme la dopamine ou la sérotonine. Si le microbiote est perturbé, il peut alors jouer sur la production de ces molécules régulatrices de l’humeur dans notre cerveau. Object 1

Comment expliquer que ce lien n’ait été découvert que très récemment ?

Guillaume Fond : La recherche en psychomicrobiotique a fait un bond à partir de 2009, tout simplement car nous n’avions pas de technique assez élaborée pour étudier convenablement la complexité bactériologique de la flore intestinale. Les toutes premières avancées ont été réalisées dans le domaine de la gastro-entérologie qui a fait le lien entre déséquilibre microbiotique et certaines maladies chroniques inflammatoires, comme la maladie de Crohn ou cœliaque. Ensuite, les recherches se sont penchées sur les perturbations de laflore intestinale chez des enfants souffrant d’autisme par rapport aux enfants sains. Ces mêmes perturbations ont été retrouvées chez les frères et sœurs d’enfants autistes. De telles découvertes laissent penser qu’un microbiote mal équilibré peut être un terrain favorable à l’autisme, sur lequel s’ajouterait un facteur environnemental déclencheur. En psychiatrie, le microbiote serait un chaînon manquant essentiel pour expliquer pourquoi il y a des patients qui ne répondent pas aux traitements, ou comprendre les mécanismes de déclenchement de certaines maladies mentales comme les troubles anxieux, la dépression, les troubles du comportement alimentaire… Le microbiote fournirait aussi une clé de compréhension concernant le très mauvais état de santé physique de certains patients, avec des tendances à l’obésité ou au diabète, et une mortalité précoce due à des maladies cardio-vasculaires. Celles – ci sont devenues la première cause de mortalité chez les patients atteints de troubles psychiatriques, devant le suicide.

Que peut apporter la psychomicrobiotique aux patients souffrant de troubles psy ?

Guillaume Fond : Potentiellement, elle pourrait fournir une explication quant à l’origine de leurs troubles et ouvrir des pistes vers de nouvelles solutions de prise en charge. Ainsi, nous irions traiter le mal à la racine, plutôt que de prescrire des traitements qui essayent de compenser la perturbation au niveau cérébral. Actuellement, ce que l’on fait en psychiatrie revient à administrer du Doliprane lors d’un épisode de fièvre pour faire baisser la température : nous traitons les symptômes, pas l’origine de la maladie. Si demain, le lien entre un déséquilibre du microbiote et un certain trouble psychique était clairement établi, nous pourrions rééquilibrer en profondeur et très précisément la flore intestinale du patient, plutôt que de lui donner un traitement agissant sur le cerveau. Pour le moment, tout reste à faire, car il faut établir des preuves scientifiques solides pour montrer l’intérêt, par exemple, des probiotiques dans le traitement de la flore intestinale. En attendant, une mesure thérapeutique essentielle à prendre, malheureusement trop peu réalisée, est de modifier le régime alimentaire des patients. Il faut favoriser les aliments aux propriétés anti-inflammatoires, ceux riches en fibres et en protéines comme les légumes et légumineuses, et éviter les graisses saturées ou sucres rapides typiques de la junk food.

Il existerait donc un régime alimentaire pour prendre soin de sa santé mentale ?

Guillaume Fond : Oui tout à fait. Avant toute consultation psychiatrique ou demande d’anxiolytiques/antidépresseurs, les personnes qui présentent certains symptômes – troubles du sommeil, anxiété ou chutes dépressives – devraient bien examiner ce qu’elles mangent. Souvent leur alimentation est déséquilibrée : saturée en graisses ou en sucres. De nombreuses personnes qui se sentent déprimées lient ce ressenti à de la fatigue. Or, cette fatigue peut être causée par une inflammation intestinale qui entraîne une baisse d’énergie. L’amélioration de son alimentation est un vrai potentiel inexploité afin de commencer à résoudre ses problèmes psy. A une alimentation saine et riche en aliments aux propriétés anti-inflammatoires, des apports en vitamine D, peuvent être utiles, car une carence quasi-systématique est observée chez les personnes dépressives. Les pro-biotiques peuvent être utiles également, même si la majorité des bactéries sont éliminées lors de leur passage dans l’estomac.

Après le rhésus sanguin, le profil microbiotique ?

Une étude publiée dans la revue Nature, en 2011, dresse trois profils microbiotiques ou entérotypes : bactéroïde, prévotella et ruminococcus, en fonction du type majoritaire de bactéries présent dans la flore alimentaire. Ce profil, n’ayant aucun lien avec l’âge, le sexe ou l’ethnie, mais lié à notre régime alimentaire à long terme pourrait se révéler utile pour soigner certaines maladies en lien avec un problème microbiotique. Il permettrait en effet aux médecins de diagnostiquer des déséquilibres bactériologiques en fonction de notre entérotype. Cependant, ces profils sont sources de débat dans le monde médical car ils supposeraient que notre microbiote soit stable dans le temps, alors que certains chercheurs soutiennent son caractère changeant.

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Hoffer – Un résumé de sa vie et de son travail

Source : http://www.orthomolecular.org/history/hoffer/ahlife.pdf p1

Note: manque les italiques.

Abram Hoffer, MDF, PHD, FRCP (C)

Rose, ma femme, était convaincue que les choses n’arrivaient pas par hasard, qu’elles sont “prédestinées”, destiné à être. Mon bon ami William Parsons, qui était le Premier médecin à confirmer nos résultats de 1955 à savoir que la niacine a abaissé le taux de cholestérol, utilise également le terme « il était censé être » quand il parle de ma visite à la Clinique Mayo en tant que conférencier invité en 1956 et une Conversation chanceuse avec le professeur Howard Rome lors de notre dîner du samedi soir conduisit à ce travail très important. Car si la clinique Mayo n’avait pas entrepris cette Première étude, ça n’aurait jamais décollé pour devenir le standard en or du monde pour abaisser le cholestérol et élever les niveaux de cholestérol à haute densité de protéines lipo.

Peut-être ont ils raison tous les deux. Et ce qui s’est passé dans La Saskatchewan, au printemps de 1953, était « écrit » ou destiné à l’être. Qu’il était censé être ou ne pas être, il a été l’un des événements les plus chanceux dans le Histoire de la psychiatrie, au moins, c’est mon point de vue.

Dans notre Découverte de la niacine pour le cholestérol nous avons été très chanceux que William Parsons Jr du prestigieux groupe médical comme la Mayo Clinic corroborent nos résultats. Malheureusement en psychiatrie, aucun équivalent du Dr Parsons n’est encore apparu –

Une journée chaude et poussiéreuse d’été à Saskatoon, en Saskatchewan, une étrange Constellation d’événements sont arrivés simultanément. J’avais été nommé directeur de recherche en psychiatrie à partir du 1er juillet 1950. J’avais le temps d’apprendre la psychiatrie.

J’avais terminé mon diplôme de médecine, j ‘avais mon doctorat de Biochimie Agricole et une période d’internat tournante d’un an et naturellement je ne connaissais pas la psychiatrie. C’était un avantage majeur parce que je ne savais pas assez de psychiatrie pour être convaincu que l’on ne pouvait pas s’attaquer à une maladie aussi grave que la schizophrénie. Il y a une histoire sur Irvine Langmuir, un physicien très célèbre d’Amérique, il a rejoint General Electric et on lui a dit qu’il se verrait attribuer le problème des ampoules à incandescence qui ont brûlé trop vite. Il s’entendit dire que ce n’était pas résolu, comme ils l’avaient fait à chaque nouveau physicien précédent. Langmuir a résolu le problème en évacuant l’air des ampoules afin que le filament de carbone ne brûle pas aussi rapidement. Il est finalement devenu chef de leur division de recherche. Personne ne m’a dit que le problème de la schizophrénie ne pouvait être résolu. La deuxième condition était que je serais en mesure de visiter les principaux laboratoires de recherche psychiatrique au Canada et aux États-Unis.

Après notre visite, j’ai eu deux impressions principales.

La première était que la psychanalyse était un fiasco et la seconde que les seules choses intéressantes que j’ai entendues étaient de Nolan DC Lewis, directeur du département dePsychiatrie, Université Columbia et de Heinrich Kluver, professeur, Université de Chicago, qui ont parlé de leurs recherches sur la mescaline..

Mais je n’avais aucune idée de comment nous allions commencer notre recherche Heureusement, j’ai vite abandonné une idée antérieure pour commencer la recherche psychosomatique. Le deuxième événement majeur fut l’arrivée d’Humphry Osmond. Humphry et son ami et collègue John Smythies avaient observé L’expérience psychotomimétique induite par la mescaline et en est venu à la conclusion que ça ressemblait à bien des égards à l’expérience induite chez les personnes normales par la schizophrénie. 1 Parsons WB Jr Cholesterol Control Without Diet. The Niacin Solution,

(Revised, Expanded, Second Edition,

Lilac Press, Scottsdale Arizona 85252-1356 2003

Osmond H & Smythies J Schizophrenia : a new approach J Mental Science

98 ; 309-315 :1952) p2

Ils ont également découvert que la mescaline est similaire en structure à l’adrénaline ce qui a conduit à leur hypothèse « M » que peut-être le schizophrène souffrait d’une production endogène d’un composé comme la mescaline et en quelque sorte liée à l ‘adrénaline

— Lorsqu’ils ont présenté ce point de vue aux dirigeants en Angleterre, surtout au Maudsley, ils essuyèrent une rebuffade Sir Aubrey Lewis n’était pas impressionné. Sir Aubrey « savait » que le problème ne pouvait être résolu. Humphry était si frustré que lorsque Jane a vu l’annonce de la Saskatchewan dans le journal de Londres qu’elle l’exhorta à le regarder – Humphry voulait s’éloigner le plus possible de l’Angleterre et il pensait que la Saskatchewan était assez loin – Il pensait que comme Directeur clinique, il serait en mesure de poursuivre ses recherches sur la mescaline.

Lors de notre première rencontre Humphry m’a parlé de ses recherches. Je l’ai trouvé très intéressant. C’était la première idée nouvelle que j’avais entendue en psychiatrie et cela promettait de nous fournir une carte pour nous guider dans nos recherches sur la schizophrénie. La schizophrénie était notre principal problème. Plus de la moitié de nos 5000 patients de notre système hospitalier étaient schizophrènes. Humphry et moi sommes devenus amis proches et collègues cet après-midi. À la fin de l’après-midi, il m’a laissé son manuscrit, qui décrivait ses recherches et ses idées pour ses recherches futures. Cela a été publié dans le Journal of Mental Science Angleterre 1952. Nos rôles étaient clairs. En tant que directeur de la recherche, je devais prendre la responsabilité majeure d’examiner l’hypothèse, tandis p3 qu’Humphry devait assumer la tâche très difficile d’amener l’un des pires hôpitaux du monde à être au niveau de ceux du vingtième siècle. Mais à partir de ce moment – là nous avons travaillé ensemble et partagé toutes nos idées de très près et sans hésitation. L’idée qu’’Humphry et John Smythies m’avaient apporté était excellente mais nous devions trouver un moyen de poursuivre notre recherche sur la toxine de la schizophrénie dont nous étions convaincus qu’elle était vraiment présente chez ces malheureux patients. Nous étions convaincus qu’ils étaient malades physiquement.

Il existe une règle selon laquelle les produits chimiques de structure semblable tendent à avoir des propriétés similaires. J’ai donc décidé d’étudier la chimie de chaque Hallucinogène discuté dans la littérature. Mais avant cela, Humphry et moi avons établi une définition rigoureuse de ce qu’ était un hallucinogène. Nous avons exclu les anesthésiques.

En utilisant nos critères j’ai trouvé environ cinq composés naturels qui étaient des hallucinogènes. Nous avons inclus l’adrénaline rose ou décolorée qui chez quelques étudiants en médecine asthmatiques ont provoqué des réactions similaires aux effets de la mescaline.- Quand j’eus fini de rassembler toutes les données, je notais par écrit La formule de chacun de ces composés à l’exception de celle de l’acide adrénaline – Pour mon ravissement, ils étaient tous des indoles (1) et comme la mescaline pouvait être théoriquement indolisés dans le corps (To my delight they were all indoles or like mescaline could theoretically be indolized in the body)

>(1)indole(nom masculin) Composé chimique dont la molécule comprend 8 atomes de carbone, 7 atomes d’ hydrogène et 1 atome d’ azote. On le trouve dans l’ huile de jasmin. C’ est aussi un produit de décomposition des protéines présentes dans l’ intestin des animaux. indole définition – Dictionnaire Mediadico – NotreFamille.com www.notrefamille.com/dictionnaire/de finition/indole/

En attendant, nous avons demandé à Ottawa une petite subvention de recherche pour nous aider dans nos études.

. Nos idées étaient tout aussi impopulaires au Canada qu’elles l’étaient en Angleterre. Lorsque notre proposition a été présentée au comité, elle a été rejetée.– La moitié des membres ont opposé leur veto à notre idée et l’autre moitié l’a soutenue. Les membres qui ont mis leur veto, c’étaient les trois professeurs principaux de psychiatrie au Canada, et les trois personnes qui l’appuyaient étaient les membres scientifiques du comité.

Nous avons obtenu cette petite subvention seulement parce que le président du comité, le Dr C Roberts, l’a envoyée au professeur Nolan DC Lewis, président du Psychiatry, Columbia University, pour avoir son avis. Après la lecture, il déclara que nous devions être appuyés non seulement pour les deux années à venir que nous avions demandé mais pendant de nombreuses années. Nous avons obtenu notre subvention non pas parce que nos collègues canadiens nous ont soutenus, mais parce qu’un des plus importants psychiatres a eu la vision du potentiel de nos idées. J’avais visité le Dr Lewis quand j’étais à New York en janvier 1951 dans le cadre de ma tournée de p4 recherche au Canada et aux États-Unis sur les instituts de recherche –

Nous avons organisé le Comité de la Saskatchewan pour la recherche sur la schizophrénie et nous avons eu notre première réunion à Saskatoon, dans une petite pièce à l’arrière de la Bibliothèque médicale.. Nous avons passé la matinée à parler de la schizophrénie, les résultats cliniques, son importance et combien nous savions peu de chose pour la traiter – Au début de l’après-midi, j’ai présenté notre hypothèse selon laquelle les indoles pourraient être impliqués. Après avoir terminé ma déclaration, le Dr D Hutcheon nous a demandé si nous aimerions savoir ce que cette substance rose était dans l’adrénaline détériorée. Nous avons été électrifies par sa question – Il nous a dit que c’était de l’adrénochrome. Il était probablement le seul scientifique au Canada qui savait ce que c’était.

Il a fait des recherches pour son doctorat avec ce composé en Angleterre avec le professeur Burns -. C’était un indole –Soudainement, nous avons eu notre hypothèse adrénochrome – qui a été « Rechercher dans le corps des patients schizophrènes pour trouver l’ adrénochrome un indole dérivé de l’adrénaline. » Il était rose et semblable en structure aux hallucinogènes alors connus. Le reste de L’après-midi a été très excitante, car nous avons discuté des implications et comment nous pourrions aborder le problème. Le professeur V. Woodford nous a dit que l’adrénochrome était un inhibiteur enzymatique du cycle de Krebs et puisque les vitamines B étaient impliqués dans ces réactions peut-être y avait-il un lien..J’avais fait mon doctorat sur la thiamine dans les céréales et j ‘étais familier des vitamines et de leurs propriétés. Lors de cette réunion, l’idée d’utiliser des vitamines est apparue. Presque tout ce qui provient de nos recherches en Saskatchewan peut être relié à à cette réunion originale et à l’hypothèse adrenochrome. Si Humphry n’ était pas venu à Saskatchewan, il est probable qu’aucune de nos recherches n’aurait jamais décollé et je ne serais jamais devenu un médecin orthomoléculaire –

Voici les principaux événements qui sont arrivés suite à notre première rencontre – une série étonnante de coïncidences : 1. Un gouvernement, dirigé par le premier ministre T Douglas, désireux de moderniser Les hôpitaux psychiatriques et le traitement de leurs patients. 2. Ma présence avec ma formation particulière, mon Ph D (diplôme) en vitamines et mon ignorance de la psychiatrie. 3. La présence d’Osmond avec son hypothèse unique et son intérêt pour les hallucinogènes et la réaction négative qu’il a trouvée en Angleterre . 4. Prof D Hutcheon qui avait étudié l’adrénochrome. 5. Pas d’école de médecine. Personne pour nous dire ce que nous ne pouvions pas faire. 6. Au moins 500 cents kilomètres de l’école de médecine la plus proche. 7. Pas de comités sur l’éthique ou sur la recherche. 9. Appui total du Dr G D McKerracher, Directeur des services psychiatriques p5 Direction générale de la santé publique –

L’hypothèse originale M (pour la mescaline) a été développée par Osmond et Smythies.

Hoffer, Osmond et Smythies(3) ont formulé l’hypothèse adrénochrome.

Après 1952, notre recherche reposait sur l’hypothèse et ses divers dérivés et est un effort conjoint de Humphry Osmond et moi. Nous avions chacun notre propre domaine d’expertise.

3 Hoffer A, Osmond H & Smythies J. Schizophrenia : a new approach. II.

Results of a year’s research. J Mental Science 100 ; 29-45 : 1

L’hypothèse de l’adrénochrome de la schizophrénie peut être posée avec deux équations simples :

ADRENALINE —->>>> ADRENOCHROME

ADRENOCHROME —->>> SCHIZOPHRENIE

Cette hypothèse ne peut être soutenue que si l’adrénochrome est fabriquée dans le corps corps, si c’est un hallucinogène et si une substance qui neutralisera son effet ou inhibera sa formation est thérapeutique pour le schizophrène. Si ces postulats ne sont pas vrais, l’hypothèse est fausse. Nous avons donc dû créer des groupes pour tester chacune de ces sous-postulats, une équipe biochimique pour examiner la chimie de ces réactions, une équipe psychiatrique pour étudier ses propriétés hallucinogènes et une équipe clinique pour tester les substances possibles qui inhiberait cette réaction et serait thérapeutique. Dans notre livre « les Hallucinogènes »nous décrivons en détail nos recherches – L’adrénochrome est-il fabriqué dans le corps ?

Après que j’eus découvert comment faire une adrenochrome cristalline pure notre équipe biochimique menée par le Dr R Heacock a étudié ses propriétés et les nombreuses réactions dans lesquelles elle est impliquée – Dr Heacock est devenu l’expert mondial de p6 l’Adrénochrome et de ses dérivés . Humphry était très satisfait du pur adrénochrome, des beaux cristaux qui étaient de couleur rouge violacé qui formaient une solution d’un rouge éclatant qui tournait au jaune lorsqu’ils étaient oxydés par l’oxygène de l’air.

Je lui ai donné une petite quantité de cristaux. Il était si stable qu’il pouvait être conservé à température ambiante. Humphry avait un sens de l’humour subtil et apprécié et il aimait taquiner certains de nos collègues biochimistes internationaux. Lors des réunions, il aurait le flacon dans sa poche. Il parlerait de l’adrénochrome et après que le collègue eût fini de lui dire qu’il ne pouvait pas être fabriqué stable, ne pouvait être cristallisé et ne pouvait être fabriqué dans le corps à cause de son instabilité remarquable, il sortirait le petit flacon d’ adrénochrome cristallin et le montrerai à leur autorité en déconfiture –

Avant cela les préparations étaient très instables et la première que nous avons fabriquée devait être stockée à moins de 40 degrés centigrades

Mais un jour où j’étais à Vancouver au club de la faculté University of British Columbia J’ai déjeuné avec un chimiste organique anglais et j’ai discuté avec lui des problèmes de l’adrénochrome instable.- Il a répondu que les produits chimiques organiques généralement instables n’étaient pas pur – C’était la réponse –. J’ai soudain réalisé que l’argent utilisé dans la conversion de l’adrénaline en adrénochrome n’avait pas été éliminé-

J’ai immédiatement écrit une note à mon chimiste (pas au Dr Heacock qui ne s’était pas encore joint à nous) pour prendre de l’adrénochrome et pour en verser une solution à travers une colonne de carbone pour en enlever tout l’argent – Quand je suis rentré chez moi, je suis allé au laboratoire pour voir ce qui s’était passé et découvert que mon chimiste ne l’avait pas fait. Je ai été très en colère. P5 Cet après-midi là, il est venu me voir et m’a montré les premiers cristaux purs.-Sortir tout l’argent l’avait fait rendu stable –

Plus tard, nous avons envoyé des échantillons au professeur Mark Alchule de Harvard et à l’hôpital McLeans de Boston et au Dr S Udenfriend du NIMH à Washington – Plus tard, lorsque le NIMH était tellement anxieux de nous prouver que nous n’avions pas raison Dr Seymour Kety a rapporté à l’une des réunions auxquelles j’ai assisté que le Dr Julius Axelrod a prouvé que l’adrénochrome ne pouvait pas être fabriqué dans le corps – Il a décrivit avec joie comment son ami et collègue qui plus tard a eu le Prix Nobel pour certains de ses autres travaux avait demandé à Udenfriend un petit échantillon de notre adrenochrome – Il ne savait pas comment le faire lui-même. Udenfriend ne le ferait pas. Cela ne l’a pas empêché avec Axelrod de voler quelques cristaux l’adrénochrome du laboratoire d’Udenfriend – Kety pensait que c’était hilarant — Un autre laboratoire a mis au point une méthode de dosage de l’adrénolutine, Dérivé de l’adrénochrome dans le sang. L’adrénochrome est reconnu comme un constituant du corps et son rôle dans la schizophrénie, la maladie de Parkinson et d’autres maladies dégénératives et dans la dysfonction cardiaque est en cours d’examen. Ceci est décrit par Foster et Hoffer p7 Sur une note positive, il s’agit d’un inhibiteur de la division cellulaire et est utilisé pour traiter le cancer. Notre laboratoire a également découvert les kryptopyrroles dans l’urine des schizophrènes et, dans une moindre mesure, chez d’autres patients. Nous l’avons appelé le facteur mauve. J ‘en parlerai plus tard —

L’adrénochrome est – t – il un hallucinogène ?

Le Professeur D Hutcheon a synthétisé nos premiers milligrammes d’adrénochrome et a testé ses propriétés toxiques chez les animaux. Nous étions alors prêts pour commencer notre étude psychologique – S. Humphry, notre spécialiste des réactions hallucinogènes, s’est porté volontaire pour être le premier testeur. Je lui ai injecté par voie sous-cutanée quelques microgrammes d’adrénochrome. Il n’y a eu aucune réaction et environ une heure plus tard Humphry m’a injecté le double de cette dose. Encore une fois, il n’y a eu aucune réaction. Et c’est à son tour de recevoir le double de ma dose – Finalement, nous avons réagi tous les deux. Humphry a développé des modifications mineures semblables à celles induites par le LSD. je suis devenu déprimé et paranoïaque pendant deux semaines. Nous avons alors décidé d’être beaucoup plus prudents en raison de cette réaction prolongée – Les expériences sont décrites dans notre ouvrage « Les hallucinogènes -»

Un groupe en Tchécoslovaquie, en utilisant notre méthode pour fabriquer l’adrénochrome, a mené des études contrôlées en double aveugle et a confirmé nos résultats. Depuis, tous les animaux recevant de l’adrénochrome ont montré des changements toxiques dans leur comportement : des pigeons, des rats, des chats, des araignées et plus –

Des composants qui inhibent la formation de l’adrénochrome ou qui sont des antidotes à ses effets toxiques sont ils thérapeutiques ?

Humphry et moi avions compris que la plupart des hypothèses médicales se révèlent être fausses. Mais nous étions désespérés de ne pas avoir un meilleur traitement pour nos patients. Nous espérions que l’hypothèse était raisonnablement correcte et nous avons examiné comment nous pourrions inverser la réaction dans le corps en utilisant des substances sûres et pouvant être prises pendant de longues périodes. La schizophrénie est une maladie chronique et nécessite une prévention et un traitement chroniques. À notre première réunion du Comité de la recherche sur la schizophrénie Le professeur Vernon Woodford nous a parlé du rôle essentiel des vitamines B dans la biochimie cellulaire – La vitamine B-3, L’acide nicotinique et le nicotinamide, comme toutes les vitamines B, sont extraordinairement sûres – Elle prévient et traite la pellagre et a été utilisée sporadiquement pour traiter un certain nombre d’autres problèmes psychiatriques, dont la dépression, avec succès. C’est un accepteur de méthyle et théoriquement il pourrait faire baisser la formation p8 d’adrénaline à partir de noradrénaline en diminuant les groupes méthyle disponibles pour ajouter en noradrénaline. notes 5 Foster HD and Hoffer A : The two faces of L-dopa : benefits and adverse p6

side effects in the treatment of Encephalitis lethargica, Parkinson’s

disease, multiple sclerosis and amyotrophic lateral sclerosis. Medical

Hypotheses 62 ; 177-181 :2004.

Plus tard, nous avons constaté que l’acide nicotinique administré par voie intraveineuse à des patients épileptiques à qui on avait injectés en premier lieu de l’adrénochrome, inversait le modèle anormal EEG induite par l’adrénochrome – C’était un antidote efficace dans ces études. Nous avons obtenu des échantillons pur d’acide nicotinique, de nicotinamide et d’acide ascorbique –La vitamine B-3 est une composante du cycle pyridine dinucléotide qui est impliqué dans au moins 200 réactions dans le corps. Elle est partie prenante des réactions oxydations – réductions. Je pense qu’il est très important quand on teste de nouveaux traitements que la première tentative soit positive – Cela encourage le chercheur à continuer à essayer – Notre premier cas a été positif. J’avais juste reçu quatre barils de cinquante livres chacun contenant les vitamines que nous voulions tester. J’ai porté un peu de cette précieuse Niacine à Humphry à Weyburn. Comme nous étions en visite le psychiatre en chef est venu et a dit à Humphry que Kenneth était en train de mourir. Quelques patients schizophrènes catatoniques étaient morts et à l’autopsie aucune cause n’a été trouvé à leur mort -.

Kenneth était dans un coma d’insuline et avait eu des électrochocs, chose qui n’avait pas aidé. J’ai suggéré que nous lui donnions les deux vitamines que j’avais apportées avec moi, la niacine, la vitamine C. Nous nous sommes précipités à la salle et avons trouvé Kenneth dans le coma. Nous avons rapidement mis dans une sonde dans l’estomac et versé dedans 10 Grammes de niacine et 5 grammes de vitamine C. Le lendemain, il s’est assis et a bu le mélange – et trente jours plus tard il était si bien que ses parents ont insisté pour le ramener à la maison.

Je l’ai retrouvé une quinzaine d’années plus tard et il m’a dit qu’Il ne se souvenait pas d’avoir été à l’hôpital. Il était entrepreneur et était président de la Chambre de Commerce de sa petite communauté.

Nous avons traité 8 patients schizophrènes dans des essais pilotes en utilisant 1 gramme de Vitamine C après chacun des trois repas. Deux ont été traités par mes soins à Munro Wing, Hôpital général de Regina, en Saskatchewan et six par Humphry à l’ Hôpital de la Saskatchewan, Weyburn. – Tous les huit ont répondu en se rétablissant –Il y n’y avait aucune réaction toxique — Nous avons ensuite terminé six études contrôlées, randomisées et en double aveugle – entre 1953 et 1960 sur des adultes et deux sur des enfants et avons p9 montré que nous avons doublé le taux de rétablissement sur deux ans de 35 à 75 pour cent -.

Ce sont les Premiers essais conduit en double aveugle par des psychiatres. Cela a finalement conduit à la médecine orthomoléculaire et la psychiatrie, qui commence à s’épanouir et à être utilisée dans le monde entier mais seulement à un petit degré –

Les substances réductrices inhiberont les oxydations de l’adrénaline en adrénochrome.

L’acide ascorbique a été utilisé pour stabiliser les solutions d’adrénaline mais il ne le fait pas très bien. Nous n’avons pas effectué d’autres études en double aveugle contrôlé avec de l’acide ascorbique mais je l’utilise systématiquement pour tous mes patients schizophrènes et je suis convaincu que cela ajoute à la qualité de du rétablissement.

En 1952, une femme atteinte d’un cancer du sein a été admise avec une grave infection ulcéreuse dans la région du sein suite à une mastectomie – Son psychiatre allait lui appliquer des électrochocs (‘ECT) pour sa psychose schizophrénique mais je lui demandai d’attendre quelques jours et il accepta d’attendre deux jours Je lui ai donné son acide ascorbique 1 gramme par heure. Elle a commencé samedi matin et Lundi quand elle avait reçu 45 grammes, son psychiatre l’a trouvée mentalement normale et l’a dispensée de traitement – Sa lésion ulcéreuse avait commencé à guérir –

Dans ce cas Il n’y a aucun doute que l’acide ascorbique a guéri sa psychose. Elle est morte 6 mois plus tard mais restait mentalement normale. D’autres composés naturels réducteurs devraient avoir des propriétés similaires. Cela comprend le glutathion, la N-acétylcystéine et la vitamine E. Il y a des indications qui montrent qu’ils sont utiles, mais aucun essai contrôlé n’a été signalé.

Des études récentes montrent que les patients schizophrènes ont des bas niveaux d’ antioxydants comme l’albumine, l’acide urique et la bilirubine.

L’hypothèse adrénochrome a généré une énorme quantité de critiques et d’hostilité de la part de l’establishment mené par le National Institute Mental Santé, Washington DC(NIM), et l’American Psychiatric Association (APA)- Ils ont prétendu que l’adrénochrome ne pouvait pas être fabriqué dans le corps, qu’il n’était pas hallucinogène et que la vitamine B-3 n’avait aucun mérite dans le traitement.

Ces puissants Instituts avaient faux sur les trois points mais leur opposition ont supprimé effectivement la recherche dans ce domaine depuis 30 ans et c’est seulement maintenant que les choses commencent à sortir de l’ombre dans laquelle elles ont été plongées par ces associations.

L’anecdote suivante illustre les réactions l’American Psychiatric Association à nos hypothèses sur la niacine et la schizophrénie (The following anecdote illustrates the American Psychiatric p10 Association reaction to our niacin schizophrenia claims)

En 1960, j’ai été nommé membre de L’APA parce que cette année-là, le Dr Ewen Cameron était président de l’APA, hors de l’association des psychiatres du Canada et de l’association mondiale des psychiatres. L’APA tenait sa réunion annuelle à Montréal. Il était politiquement sage de promouvoir les membres canadiens. Mais je n’ai joué aucun rôle dans l’APA.

En 1971, j’ai reçu Une lettre du président de l’APA me signalant qu’une plainte avait été enregistrée contre moi par un membre car je faisais la promotion d’un traitement non reconnu par l’APA.

Leur comité d’éthique lui avait demandé de me réprimander et de me demander de cesser et d’arrêter.

Cela m’a ennuyé, mais n’était pas une menace car je n’avais pas besoin d’être membre pour pratiquer. J’ai écrit pour demander le nom du plaignant et le motif de sa plainte, que l’APA ne voulut pas me communiquer – J’ai souligné qu’avant de me juger, j’aurais dû avoir l’occasion de comparaître devant eux et j’ai exigé une audience devant leur comité -. Le président a répondu qu’il manquait d’argent et que la réunion ne pourrait pas être tenue pour une autre année. Finalement, ils ont accepté de nous rencontrer à Washington, DC. Nous avons rencontré leur comité, qui comprenait leur conseil juridique – Au début, j’ai ouvert la réunion en leur disant qu’ils n’avaient aucun pouvoir juridique sur ce que nous avons écrit ou fait et que le Comité adéquat pour examiner la question était le comité sur la thérapie et pas le comité sur l’éthique.

Ils ont répondu qu’ils portaient deux casquettes – Une casquette était le comité sur l’éthique et l ‘autre qu’ils étaient simplement nos collègues et qu’ils étaient intéressés-

J’ai répondu que dans ce cas, je n’acceptai que la casquette collégiale et nous étions prêts à passer toute la journée à discuter de notre travail avec eux – Nous avons discuté toute la matinée. Il était évident qu’ils n’avaient fait aucun travail personnel. Ils n’avaient pas lu nos documents et Ils ne savaient rien sur les vitamines mais j’ai découvert que le plaignant encore sans nom, s’était opposé à un papier que j’avais écrit appelé « Five California schizophrenics » dans lequel j’ai donné les cas de cinq patients, qui n’ayant pas réussi à aller bien en recevant le meilleur traitement standard se sont rétablis quand on leur a donné le traitement orthomoléculaire–À la fin de la matinée, ils nous ont demandé d’attendre quelques minutes pendant qu’ils décideraient quoi faire. Ils sont revenus beaucoup plus tard et ont annoncé qu’ils n’avaient pas été en mesure de se prononcer et qu’ils nous la communiqueraient dans deux semaines – Je n’ai toujours pas entendu parler d’eux. Ils se sont rendus compte qu’ils n’avaient pas raison, que leur action avait été inappropriée mais ils étaient assez intelligents pour ne pas nous donner une réponse parce que s’ils avaient annoncé que nous avions respecté l’éthique nous aurions pu utiliser cela contre eux –

Mais l’APA n’a pas oublié et finalement leur infâme rapport du groupe de travail détruisit pour quatre décennies la possibilité d’améliorer le traitement des patients schizophrènes – L’hypothèse de l’adrénochrome a été et est encore très fructueuse pour développer de p11 nouvelles idées dans de nombreux domaines de la médecine, et pas seulement pour la schizophrénie.- 6 Hoffer A : Five California schizophrenics. J Schizophrenia 1 ; 209-

220 :1967.

RECHERCHE SUR LES HALLUCINOGENES

Les Dr John Smythies et Humphry ont commencé à correspondre avec Aldous Huxley. Aldous voulait expérimenter la réaction à la mescaline. Nous n’avions pas encore commencé à travailler avec le LSD. L’American Psychiatric Association tenait ses réunions à Los Angeles en 1952 et Humphry et moi étions là. Rose et moi sommes allés à Hamilton, en Ontario, avons pris une nouvelle voiture par l’intermédiaire de mon beau-frère Ed Vickar et avons descendu la route numéro 66 jusqu’à Los Angeles – Humphry avait accepté de donner à Aldous de la mescaline chez lui après fin de la réunion et après notre départ à Rose et à moi de la ville

— Pendant que nous étions là nous avons dîné avec Aldous et Maria dans Leur belle maison sur une des collines de Los Angeles. Étaient également présents le Grand hypnotiseur Dr. Milton Erickson –Le résultat de cette expérience est maintenant connu dans le monde entier et a culminé dans les deux célèbres livres de Huxley.

Dans son livre « Portes vers la perception » Aldous Huxley s’est référé à notre travail dans un petite note de bas de page – Quand Rose et moi avons visité la Grande-Bretagne en 1954 pour visiter des centres de recherches mon nom était déjà assez bien connu juste par cette petite référence –

J’ai rencontré Aldous plusieurs fois, mais notre relation se faisait principalement par Humphry et par correspondance. Mais par Huxley, Humphry a rencontré Bill Wilson cofondateur d’Alcooliques anonymes – J’ai d’abord rencontré Bill W. à une Réunion de New York. Il était assis à ma droite et Humphry était à sa droite. Humphry et moi étions en train d’expérimenter les leukoadrenochrome – Il s’agit d’un produit non toxique dérivé de l’adrénochrome que le Dr R Heacock a fait dans notre laboratoire. Nous voulions étudier ses propriétés. Je ne me souviens pas de notre raisonnement mais je suis assez certain que nous avons senti qu’il n’était pas hallucinogène – Nous avons fabriqué 3 milligrammes en comprimés et avons décidé de l’utiliser par voie sublinguale. Nous l’avons testé sur nombre d’amis et de collègues et ça n’a rien fait ou a eu de remarquables propriétés anti-anxiété.

Nous avons même intéressé une des principales compagnies pharmaceutiques qui a fait un produit en utilisant notre formule et nous avons passés une longue série de tests. Mais ils finirent par ne pas le prendre parce que son action n’était pas prévisible.

Les compagnies pharmaceutiques aiment les drogues qui font toujours quelque chose même si c’est mauvais et indésirables car alors ils sont sûrs qu’il y a l’activité – Nos recherches sont décrites dans notre livre « les Hallucinogènes »-

Alors que nous étions assis à écouter les délibérations de Bill W Humphry remarqua qu’il était très tendu et nous pouvions voir qu’il n’était pas à l’aise. Humphry a rapidement donné à Bill un de ces comprimés de 3 milligrammes. Bill l’a placé sous sa langue et environ 20 p12 minutes plus tard, il se tourna vers Humphry et dit : « Maintenant, je sais de quoi vous parlez lorsque vous dites que vous êtes détendu – Ça avait un effet remarquable sur lui. Nous lui avons laissé une réserve substantielle et il l’a utilisée plusieurs mois mais finalement nous avons arrêté et avons décidé que nous ne pourrions pas continuer plus loin. Bill était une fois de plus en difficulté avec son humeur

En ce temps là, nous avions passé tous les trois beaucoup d’heures à parler de nos recherches, à parler des Alcooliques Anonymes, de notre utilisation du LSD pour le traitement des alcooliques et de notre utilisation de la niacine qui était bénéfique pour bon nombre des patients. Bill était très Impressionné et il a commencé à prendre 1 gramme de niacine après chaque repas – Deux semaines plus tard il était libéré de sa tension et de sa dépression chroniques. Il est continué de prendre cette vitamine jusqu’à sa mort. Il était tellement enthousiaste qu’il a commencé à la distribuer à ses amis des AA qui ont également souffert de nombreux symptômes de trouble de l’humeur même quand ils ne buvaient pas

Un soir où je visitais Bill à son Hôtel il a soudainement produit trente graphiques et il a dit qu’il voulait me montrer les résultats de ses recherches – Il avait donné la niacine à 30 membres des AA. Après un mois, dix allaient bien. Après Deux mois dix de plus allaient bien mais les dix derniers n’avaient pas répondu.

C’était remarquable comme données – Bill W. a souligné la valeur de notre travail avec la niacine comme traitement aux membres des Médecins Internationaux en AA et ceci répandit l’idée à travers les AA. Bill W aurait du le faire en dehors de son Association avec le Conseil international parce qu’ils étaient violemment opposés à ce que Bill parle de vitamines. L’un des médecins du bureau était violemment opposé à l’idée que la niacine pouvait être utile, mais leur principale préoccupation était que Bill n’était pas médecin –

Le premier en 1965 (couverture verte) – Bill a écrit deux brochures appelées Communication aux médecins de l’ A.A. Il a eu une circulation limitée et a été suivi par la deuxième en 1968 (couverture jaune) et la dernière (couverture blanche) par Drs. Edwin Boyle Jr, David Hawkins et Russell F Smith – Le Dr E Boyle était l’un des premiers médecins américains, travaillant alors au NIH, qui avait aidé à L’étude sur les médicaments coronariens, qui a établi la niacine comme le standard-or pour abaisser les taux de cholestérol.

David Hawkins et Linus Pauling ont écrit ensemble le Livre classique Psychiatrie orthomoléculaire – La première réunion clinique sur la Psychiatrie orthomoléculaire a eu lieu à Long Island à l’hôpital Brunswick où Il était en charge du département de psychiatrie. Russell Smith était le directeur clinique d’un grand hôpital à Detroit qui était spécialisé Dans le traitement des alcooliques – Dans l’introduction, ils ont écrit : « Bla première inspiration de Bill a eu un impact profond dans le monde entier comme preuve non seulement de la croissance de l’AA elle-même et son effet sur le domaine de l’alcoolisme, mais aussi son impact sur le domaine de la santé mentale en général avec une thérapie de groupe de type AA qui est est devenue le traitement le plus avancé et le plus réussi – Bill et les gens proches de lui ont eu une seconde inspiration quand il a reconnu l’importance de certaines vitamines dans le retour Au fonctionnement normal du cerveau de certains alcooliques – C’est Bill qui a vu les implications lointaines et étendues de cette découverte et qui le porta à la conscience de chacun. – Ceci encore une fois a eu un Impact sur l’ensemble du domaine de la santé mentale. p13 L’importance scientifique de cette découverte a été reconnue par le brillant Prix Nobel Professeur, Linus Pauling, qui a appelé ce nouveau développement, la psychiatrie orthomoléculaire.

_ En raison de l’intérêt de Bill, de nombreux médecins AA sont devenus des défenseurs puissants de la médecine orthomoléculaire.

Les idées de Bill ont été rejetés par l’AA International Headquarters parce que n’étant pas médecin, pour eux il n’avait pas le droit de parler des Vitamines ! Pour l’aider, l’Institut Huxley de Recherches Biosociales lui a alloué une petite subvention pour payer les frais de secrétariat et autres. Les médecins AA ont décidé de tester nos affirmations et sans aucune, étude en double aveugle contrôle Ils ont créé un comité.. Chaque membre du comité a essayé niacine sur lui même et le résultat a été si bénéfique qu’ils ont approuvé son utilisation. Bill W. avec son énorme influence a été un acteur majeur dans le développement Médecine orthomoléculaire. Il a même ressuscité le nom de vitamine B-3 pour remplacer Niacine et niacinamide.

Lors de la préparation de son matériel pour la distribution il nous a demandé s’il y avait un autre nom pour elle. Il ne pensait pas que Les noms actuels aideraient.

Je me suis souvenu qu’en 1937, lorsque j’ai pris mon premier cours en biochimie le professeur de biochimie Roger Manning avait discuté des vitamines et dans L’ordre dans lequel elles avaient été découvertes – La première était la vitamine A, puis Vitamine B. Mais il s’est avéré que la vitamine B consistait en un certain nombres de Vitamines – La première était la thiamine, la seconde riboflavine et la suivante Niacine, qui était le nombre, trois.

J’ai suggéré qu’il l’appelle vitamine B-3. C’est Maintenant le terme commun accepté.

Bill Humphry et moi avons été impliqués dans une série inhabituelle d’événements.

Humphry a été directeur du Bureau de recherche en neurologie et Psychiatry, New Jersey Neuropsychiatric Institute, Princeton, New Jersey et vivait dans l’un des bâtiments pendant que Jane restait en Angleterre Chaque fois que j’allais dans l’est, je descendais à Princeton et je me rendais chez Humphry pendant quelques jours. Un soir, nous avons rencontré Bill à son hôtel. J’avais invité le directeur médical d’une entreprise à venir aussi. Ce médecin m’a demandé d’être consultant sur un produit pour lequel ils avaient les brevets appelés NAD. C’était spécialement formulé de sorte qu’il ne soit pas digéré et détruit dans l’estomac – L’entreprise l’avait explorée comme un traitement de l’alcoolisme et avait fait une demande de brevet, mais les données nécessitaient beaucoup de travail.

Dès que j’ai appris cela était disponible, je suis devenu très intéressé, non pas à l’utiliser pour les alcooliques mais pour l’utiliser pour traiter la schizophrénie – J’en avais rêvé pendant une longue période, mais je n’avais jamais été en mesure de rien obtenir et le pur produit pris par voie orale n’était pas actif. p14

La compagnie a accepté de me fournir les fournitures adéquates. Les résultats sur nos patients ont été remarquables. Il produisait le genre de réponse en quelques jours alors qu’auparavant je devais attendre plusieurs mois avec Vitamine B-3. Finalement, la société a décidé que le nouveau brevet serait très précieux et décidé que je n’étais plus nécessaire. Nous avons terminé notre relation – Je leur ai envoyé mon rapport final et les ai informés que je voulais me référer brièvement au NAD dans mon discours à venir au Waldorf Astoria sur le mécanisme d’action des hallucinogènes – J’allais insérer une phrase comme partie de mon argumentaire –Ils voulaient que je supprime cette phrase indiquant qu’il s’agissait d’une violation de leur secret commercial. Ils m’ont offert de me payer une énorme somme d’argent si je voulais me taire. Après avoir visité Humphry, je suis retourné à New York pour préparer mon intervention. Ce matin-là, l’avocat de l’entreprise a appelé mon hôtel. Il a dit qu’il était avec l’entreprise Richard Nixon et a voulu que je vienne à leur bureau de Wall Street pour discuter de la question. Heureusement, j’ai appelé l’avocat pour l’Association naissante de schizophrénie américaine à la place. Il m’a conseillé de venir à son bureau, qui était en face de la firme Richard Nixon – Mon avocat et l Avocat de l a société ont débattu la question vigoureusement pendant une demi-journée et finalement L’avocat de la société a consulté le président de la compagnie qui lui a ordonné de retirer leur action. Si j’avais été à leur bureau, j’aurais été menacé d’une assignation m’interdisant de donner mon exposé à l’hôtel. –

J’ai découvert plus tard que des huissiers attendaient à chaque entrée de leur bâtiment. Ils n’avaient vraiment aucun motif d’action. Mon avocat m’a alors conseillé de me cacher jusqu’à mon intervention publique Il a dit que la firme Nixon était honorable – Mais rien n’empêchait l’entreprise de chercher une autre entreprise et recommencer de nouveau — J’ai immédiatement appelé Bill à son hôtel et lui ai demandé de me réserver une chambre – J’ai appelé Humphry qui était venu dans l’après-midi et je lui a demandé d aller à mon hôtel pour ramasser mes affaires et les apporter à la chambre de l’hôtel de Bill – Humphry pensait que c’était génial – Puis mon avocat m’a escorté dans Un tunnel souterrain avec une porte privée vers le métro. . Une fois que je me suis mêlé avec la foule, j’étais en sécurité. En vrai espion Humphry a regardé très soigneusement pour voir s’il était suivi. Il a marché autour du bloc qui contenait mon hôtel, le Roger Smith sur Lexington Ave, trois fois avant d’entrer –J’ai appelé John Osmundsen, le bon ami d’ Humphry qui était rédacteur en chef scientifique pour le New York Times. J’ai dit à John que je parlais et il y avait une chance que je sois assigné par huissier avant que je puisse donner ma conférence. John a promis qu’il serait là – Je pense qu’il était excité par la perspective que je pourrais être empêché de parler. John Osmundsen était un journaliste qui avait travaillé pour le New York Times, Life and Look Magazines, sur Public Broadcasting Television et bien d’autres Institutions publiques. Il était rédacteur en chef scientifique pour le Times. p15

Le lendemain matin, j’ai prononcé mon discours. Le lendemain, le New York Times a rapporté l ‘affaire sur une pleine page en première page de la deuxième section décrivant mon papier. Cet événement marque l’un tournant majeur pour la Psychiatrie orthomoléculaire.

En quelques jours, Humphry et moi avons reçu un énorme nombre de lettres, d’abord de la côte est, puis de d’endroits plus éloignés plus à l’ouest et en quelques jours de l’extrême est – J’ai reçu Comme trois cents lettres par semaine et a dû embaucher un autre secrétaire pour gérer la charge. Humphry et moi avons gardé ces lettres et plus tard quand nous avons organisés L’American Schizophrenia Association,– nous avons envoyé une lettre d’appel à tous les Personnes qui nous avaient écrit. En quelques semaines, nous avons reçu environ

70 000 $.C’était un rendement remarquable de 6 %. Grâce à cet argent, nous avons pu constituer p11 l’Association américaine de schizophrénie. Bill W. était convaincu que la niacine devait être un élément essentiel du programme de la AA parce qu’elle guérissait les membres de leurs tensions chroniques, dépression, douleur et fatigue. Probablement ces symptômes étaient les principales raisons pourquoi ils sont devenus des alcooliques en premier lieu. Il nous parla à Humphry et moi d’une maison à Detroit appelée Guest House – Il s’agissait d’un centre de traitement des Prêtres alcooliques catholiques. Ça avait été la maison privée d’un très riche résident de Detroit – Nous avons demandé Bill s’ il serait possible de visiter Guest House. Il a arrangé cela et quelques temps plus tard nous et Bill étions invités dans cette belle maison pour une paire de jours. Les prêtres étaient tous membres d’AA – Un des prêtres, membre du corps professoral de l’Université Fordham, était ravi de nous rencontrer. Il avait souffert d’une migraine sévère toute sa vie, mais peu de temps après la prise de Niacine sa migraine et maux de tête avaient disparu. Il s’est immédiatement converti et a commencé à faire du prosélytisme pour la niacine encore plus que Bill W. Ils l’ont appelé père Niacine et ils m’ont appelé Docteur Niacine. J’ai été plus étroitement identifié à Niacine que Humphry parce que j’étais plus étroitement impliqué dans les essais thérapeutiques – J’étais si bien connu au Canada qu’un jour une lettre est arrivée adressée au Docteur Niacine Le bureau de poste me l’a ré-adressé – Décrit dans le livre que Fannie Kahan a écrit pour nous deux a appelé Nouveau espoir pour les Alcooliques-University Books, New York, 1966-. Le Père Niacine a ensuite organisé une réunion à l’Université Fordham pour discuter de L’utilisation de la niacine dans le traitement. À cette époque, nous avions un groupe Anonyme de schizophrènes actifs à Saskatoon. Deux de leurs membres sont venus à la réunion et en utilisant le format AA habituel, ont raconté au public leur propre rétablissement de la schizophrénie.

Osmond et Smythies ont d’abord étudié l’expérience de la mescaline parce qu’ ils voulaient en savoir plus sur la schizophrénie. Après qu’A Hofmann ait découvert le lysergic acid diethylamide (LSD) les études sur ses propriétés hallucinogènes se sont répandues en Amérique du Nord et en Europe occidentale. Cela a été utilisé pour imiter la psychose et a été appelé psychotomimétique C’est pourquoi nous l’avons utilisée en premier à Saskatchewan. Chaque volontaire qui le prenait s’exposait à une psychose de courte durée qui pouvait être interrompue rapidement si nécessaire en leur donnant de la niacine par intraveineuse pour agir plus rapidement ou bien par vois orale –Osmond était notre expert principal dans ces études. Afin d’étudier le phénomène plus intensément, nous avons demandé des volontaires, principalement des étudiants de l ‘université. p16

– Quelques scientifiques sont venus aussi, comme certains journalistes. Ils étaient plus entreprenants que les psychiatres, mais plusieurs de nos collègues psychiatres de la Saskatchewan se sont également portés volontaires.

Les volontaires n’étaient pas été payés. Ils ont été sélectionnés avec beaucoup de soin après qu’ils se sont portés volontaires, ils ont été examinés soigneusement pour s’assurer qu’ils n’étaient pas schizophrènes car nous ne voulions pas donner cela à quelqu’un qui était ou pourrait devenir schizophrène.

— Nous avons également exclu des personnes qui avaient des parents schizophrènes de premier ordre.

Après cet examen Ils ont été invités à y réfléchir pendant un mois et s’ils voulaient toujours le faire ils seraient acceptés.

Et l’expérience serait réalisée dans un environnement contrôlé, généralement un hôpital. C’est probablement pour cette raison que nous n’avons pas eu d’effets retards majeurs dans les dix ans ou à peu près pendant lesquels nous avons étudiés ces composés — Mon premier appel à des bénévoles a eu lieu à Regina en 1953. Neil Agnew, chercheur en Psychologie a été le premier bénévole. Nous avons invité plusieurs membres de la Chambre de commerce de Regina à venir à l’hôpital. J’ai décrit ce nous faisions et pourquoi. À mon grand étonnement, chacun s’est porté volontaire. De cette étude Agnew et moi avons publié un rapport avec la preuve que nous pourrions mettre fin à l’expérience en utilisant niacine ou niacinamide. Notre politique n’était pas de donner ces médicaments aux patients. Les patients Schizophrène ont assez de problèmes avec leur maladie et nous n’avons pas vu de raison de les faire aller plus mal. Ceci contraste nettement avec les études menées dans l’État de New York où le LSD a été donnée aux patients schizophrènes. p12 Mais nous nous sommes finalement intéressés à ce traitement pour nos patients alcooliques. Un jour après un long, fatigant, ennuyeux et bruyant Vol de Saskatoon à Ottawa dans un vieil avion Nort Star avec des Moteurs Rolls Royce Humphry et moi sommes arrivés à notre hôtel épuisé et presque sourd et j’avais un rhume sévère – Beaucoup d’années plus tard, je me suis diagnostiqué comme ayant eu une réaction allergique au lait et après cette découverte je n’ai plus jamais eu de rhumes –Je ne pouvais pas dormir cette nuit-là.

À 4 heures du matin, je me suis dit que peut-être que nous pourrions aider les alcooliques en leur donnant une expérience contrôlée de dts Chez les Alcooliques anonymes, on a admis que le fait de toucher le fond était Pré-requis mais les dts naturels était dangereux avec un taux de mortalité élevé Aucune drogue n’était alors disponible. Le problème avec les dts naturels était que trop p17 souvent après qu’ils se soient rétablis ils se souvenaient peu de ce qui s’était passé – Je pensais que si nous pouvions induire une expérience psychotomimétique terrible, réelle, qui pourrait ressemblent à des dts, ils se remettraient de l’expérience avec un souvenir parfait de Ce qui s’est passé et que cela pourrait les amener à se joindre à AA

— Quand Humphry s’est réveillé je lui ai immédiatement parlé de cela et nous avons tous deux convenu que c’était une idée qui valait la peine d’être essayée Humphry avait plusieurs patients alcooliques dans son hôpital dont il avait la charge Nous voulions induire une expérience transitoire psychotomimétique utilisant le LSD. Nous avons décidé que nous devions utiliser 200 microgrammes alors que les volontaires normaux ont répondu à 100 microgrammes.— Après que Humphry ait traité environ cinq patients, il m’a dit qu’ils avaient des difficultés à donner à leurs patients cette terrible expérience. Certains patients ont eu une expérience exceptionnellement agréable. Cela s’est produit si fréquemment qu’ Humphry a conclu que c’était un phénomène nouveau et qu’il fallait un nom pour le nommer – Il avait donné à Aldous Huxley de la mescaline dans sa maison en Californie en 1953. Je pense que regarder ce qui est arrivé à Huxley et sa propre expérience avec la Mescaline et LSD ont sensibilisé Humphry à ces différents types d’expériences. Presque tout le monde croyait que le LSD rendait tout le monde psychotique. Humphry a enfin conclu que le terme psychédélique exprimait le mieux ce qui se passait. Il proclama ce nom et décrivit l’expérience dans son article à la New York Académie des sciences en 1957. Depuis lors, il est le plus connu internationalement pour le nom et pour avoir été le pionnier. La thérapie psychédélique a été adoptée très rapidement par de nombreux centres et a prospéré jusqu’à ce que les gouvernements l’arrêtent.

Humphry et moi avons conseillé notre Gouvernement de ne pas faire de même, mais ils ont préféré écouter les conseils des opposants et des critiques qui n’avaient jamais étudié le phénomène. Le résultat fut que nous avons tous cessé de traiter nos alcooliques de cette façon – Il est devenu impossible d’obtenir du LSD et de l’utiliser de façon responsable, sauf bien sûr dans les rues où il a toujours été disponible et non pas dans la forme pure que Sandoz fourni. Mais il n’est pas juste pour Osmond de ne considérer que son travail avec les psychédéliques – Son travail le plus important provient de son idée originale qui a germé sur le terreau de la recherche hospitalière en Saskatchewan en 1952 – C’était l’impulsion pour la plus grande recherche que nous avons tous fait culminer en psychiatrie orthomoléculaire,

le nouveau paradigme. La littérature sur les psychédéliques est vaste et se développe rapidement et La BBC et l’Office national du film du Canada ont fait des vidéos décrivant son histoire. Il reprend lentement son utilisation aux États-Unis, malgré une immense opposition.

Nos études sur le LSD à Regina nous ont donné l’occasion d’étudier les Église des natifs p18 d’Amérique du Nord. Au milieu des années 1950 alors que je travaillais encore À l’Hôpital général de Regina, en Saskatchewan, j’ai reçu un appel du journal local Le Leader Post. Le reporter m’a dit que le député du CCF de Prince Albert avait a posé une question à la Chambre des communes à Ottawa au sujet de L’Église Amérindienne d’Amérique du Nord et que le ministre de la Santé avait répondu Gouvernement du Canada allait prendre des p13 mesures immédiates pour faire face à ces dangereuses pratiques de ces Indiens — Il m’a demandé mon opinion à ce sujet – Je connaissais l’Église des natives des États-Unis dont les membres utilisaient des boutons de Peyotl (qui contient de la mescaline) dans le cadre de leur sacrement et l’histoire des États-Unis d’essayer de supprimer cette religion et j’étais d’accord avec les Amérindiens que cette pratique n’était pas dangereuse –et que ‘ils ne devaient pas être harcelés ni leur pratiques supprimées-.- J’ai répondu au journaliste que l’action du gouvernement était absurde. Le lendemain, j’ai été cité partout au Canada, me donnant le premier goût de la notoriété pour parler ce que je considérais comme la vérité.

En même temps, j’ai écrit à Tommy Douglas à Ottawa pour me plaindre M. Max Campbell pour avoir soulevé la question et je n’ai pas été très « Complémentaire » avec M. Campbell. Le gouvernement n’a rien fait, mais je doute ma déclaration ait beaucoup à voir avec cela. Ils ont probablement eu une deuxième Pensées sur la question. Plus tard, M. Campbell et moi sommes devenus de bons amis. Il avait été chargé par le ministère de la santé d’une question sur l’utilisation de Peyotl qui voulait supprimer l’usage du Peyotl et ils avaient besoin de quelqu’un pour poser la question pour laquelle ils avaient déjà préparé leur réponse.

Max réalisa qu’il avait été utilisé –

En même temps, j’ai appris que la tribu des faisans rouges était membre de Cette église. Je pensais que ce serait une merveilleuse occasion d’en savoir plus à partir d’observation de première main. Humphry était également intéressé. J’ai écrit à leur siège social aux États-Unis. Six mois plus tard, M. Frank répondit et voulut savoir pourquoi j’étais intéressé. Il pensa d’abord que je travaillais pour le gouvernement fédéral que je pourrais être un espion. Je lui ai assuré que mon intérêt était entièrement de recherche et n’avait rien à faire Avec les vues du gouvernement. Il a accepté et quelque temps plus tard l’Américain native Église d’Amérique du Nord m’a invité à venir participer à l’une de leurs séances de toute la nuit du samedi. Humphry et moi avons planifié cela avec soin. Environ quatre d’entre nous Humphry, Duncan Blewett, professeur de psychologie, Dr T Weckowitz et moi. J’ai décidé d’être un observateur avec un magnétophone. Humphry s’est porté volontaire pour prendre le peyotl et devenir membre du groupe. Nous avons passé La nuit avec eux. Je n’étais pas aussi observateur que j’aurais dû être et j’ai dormi une partie du temps, mais Humphry resta bien éveillé. Il a trouvé l’expérience fascinante et très éducative. Je me souviens qu’à minuit le Président Frank Takes Gun a dit que le fait d’être minuit quand tous les blancs étaient endormis était un bon moment pour prier Dieu car il serait plus enclin à les entendre – L’expérience totale a renforcé ma conclusion antérieure selon laquelle la façon dont Les Canadiens natives pratiquent leur église en utilisant Peyote était bénin, sûr et certainement très précieux pour eux. p19

Plus tard ma sœur Fannie Kahan a étudié la littérature sur l’utilisation de l’hallucinogène Peyotl, l’a résumé et a rédigé l’intégralité de L’expérience avec des chapitres d’Osmond, de moi même, de Blewett, mais nous n’avons pas été capable de trouver quelqu’un disposé à publier le résultat de cette nuit intéressante.

Pour tester l’efficacité thérapeutique de tout traitement, il faut déterminer s’il y a eu des changements et de combien. Cela peut être fait par l’examen clinique, mais cela est notoirement incomplet et inexact et on devrait utiliser des tests plus objectifs –Osmond et moi avons demandé au Dr N Agnew de recueillir la littérature psychologique et d’en retirer tous les tests disponibles que nous pourrions utiliser

Après plusieurs années d’enquête et beaucoup d’argent Agnew a enfin conclu qu’il n’y avait pas de tests psychologiques. Au cours de notre discussion, il a fait remarquer que la raison en est que les psychiatres ne sont pas d’accord sur les critères de diagnostic, ni comment les utiliser. En d’autres termes,, il y avait trop de diagnostics incohérents pour tout test psychologique à développer. C’était bien sûr correct. Sa conclusion m’a forcé pour la première fois à réfléchir au processus de diagnostic. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il s’agissait simplement de poser la bonne question à laquelle on puisse répondre par oui ou par non un système binaire – Cela étant, on pourrait faire aussi bien en utilisant des cartes contenant les questions correctes par catégories qui seraient notées vrai ou faux, oui ou non – Humphry a convenu que c’était une bonne idée, et s’appuyant sur notre connaissance accumulée de l’expérience schizophrénique, a rédigé 145 questions dont nous avons pensé qu’elles pourraient explorer le monde expérientiel de nos patients. Ceci est devenu le test HOD, le test de Hoffer Osmond Diagnostic — Il a pleinement rempli nos attentes. Nous avons testé des milliers de patients dans toutes nos unités et avons découvert que ce test repérait les patients schizophrènes de tous les autres groupes de diagnostic très efficacement, très simplement et était très bien accepté par nos patients. Nous ne sommes pas des psychologues et par conséquent et nous ne suivons pas les méthodes usuelles de la psychologie – Mais plus tard quand Humphry était à Princeton lui et son psychologue Dr. M El Meligi a développé un test beaucoup plus sophistiqué qu’ils ont appelé « l’Inventaire mondial expérientiel (EWI) C’était beaucoup mieux. Nous avons utilisé ces deux tests à la fois sur des milliers de mes patients et éventuellement si les grilles de mon diagnostic n’étaient pas adéquates et si le HOD ne nous aidait pas, j’utilisais l’EWI, ce qui était très utile. Malheureusement, l’EWI n’a jamais été utilisé à grande échelle alors que le HOD a été évité par les psychologues et les psychiatres.

Le test HOD est très utile dans l’évaluation de la progression du traitement. Il y avait une forte corrélation entre les scores élevés du HOD et la présence du facteur mauve et la réponse au traitement par les vitamines –

Indépendamment du diagnostic clinique, les patients présentant des scores élevés et le facteur mauve dans leur urine ont généralement répondu très bien au traitement orthomoléculaire.

Beaucoup de chiropraticiens dans le sud-ouest des États-Unis utilisent le test HOD de cette manière. p20

L’inhibition de la réaction à l’adrénochrome aide-t-elle les patients ?

Nous espérions inhiber cette réaction en ralentissant la formation de noradrénaline à partir de laquelle l’adrénaline est fabriquée dans le corps en ajoutant des groupes méthyle, et en ajoutant des antioxydants (composés réducteurs tels que la vitamine C) pour ralentir l’oxydation de l’adrénaline en adrénochrome. Tous les antioxydants naturels doivent être efficaces, mais le glutathion devrait être particulièrement efficace car il neutralise l’adrénochrome. La vitamine B-3 augmente la production naturelle de glutathion dans le corps.– Nous avons examiné les réactions qui produisaient l’adrénaline de la noradrénaline et ensuite en adrénochrome.

Nous avons pensé que l’acide nicotinique, Vitamine B-3, qui est un accepteur de méthyle, pourrait diminuer la méthylation de noradrénaline en adrénaline. Cette vitamine avait également beaucoup d’autres avantages. Elle était disponible, sure, pouvait être prise pour toujours et avait été utilisée dans de grandes quantité pour traiter la pellagre chronique lorsque les petites doses habituelles de vitamine avaient échoué à le faire — Elle avait un inconvénient majeur. Elle ne pouvait pas être brevetée. Nous avons conduit le premier essai randomisé contrôlé en double aveugle thérapeutique et avons montré que nous avons doublé le taux de rétablissement de 2 ans lorsque cette vitamine a été ajoutée en doses optimales au programme de traitement de ces années là, principalement des ECT (électrochocs). p15

Cela devint la base de la psychiatrie orthomoléculaire.

Par la suite Linus Pauling s’est joint à nous et a publié son article dans Science en 1968, ce qui conduisit à la psychiatrie orthomoléculaire. Les données qui montrent l’efficacité de ce traitement sont volumineuses et largement publiées mais toujours ignorées. Il n’existe pas de compagnies pharmaceutiques qui promeuvent la niacine, et elle ne peut pas être brevetée-

Cholesterol

Un rejeton de nos études sur la niacine a été la découverte par Altshul, Hoffer Et Stephen que cette vitamine en grandes doses abaissait les niveaux de cholestérol. Depuis lors, il a été trouvé qu’il élève également des lipoprotéines de haute densité du cholestérol et abaisse les triglycérides ainsi que lipo A, tous très importants. Il normalise les taux de lipides sanguins et est l’étalon-or de beaucoup très supérieur et plus sûr que les statines. Ce rapport de la niacine de 1955 sur l’effet de la niacine sur le cholestérol est considéré comme le premier article majeur pour lancer le nouveau paradigme des vitamines dans la médecine. L’ancien paradigme qui est progressivement remplacé est le paradigme des vitamines comme prévention. Il est remplacé par le paradigme des vitamines comme traitement — La niacine est la première vitamine acceptée par la FDA dans de grandes doses ou des doses de méga-vitamine. Ils considéraient cela comme une drogue pour abaisser cholestérol. P21 Le traitement orthomoléculaire s’est beaucoup développé au-delà de ses premiers traitements pour des patients schizophrènes. Il s’agit d’un traitement complet pour chaque aspect de la psychiatrie et de la médecine. À mon avis, la théorie et la pratique orthomoléculaire sont la contribution majeure apportée par notre centre de recherche de Saskatchewan –

Impliquer la communauté

L’une des premières conclusions du Dr DG McKerracher à la fin de 1940, c’est que l’hôpital psychiatrique avait été déplacé trop loin de la communauté d’où provenaient ces patients.

Il a établi le plan de construction de petits hôpitaux partout dans la province afin que personne n’ait besoin de voyager Plus de 50 miles pour rendre visite à leurs proches. Humphry et moi avons considéré cela comme un très bon plan et avons eu une petite partie dans son développement.

Mais nous sommes allés un peu plus loin et avons commencé à impliquer le public en créant la Schizophrenia Association, appelée plus tard le Huxley Institute pour la recherche Biosociale – et en suivant la Fondation canadienne de la schizophrénie au Canada, maintenant connue comme la Fondation internationale de la schizophrénie. Ces associations ont été créés pour fournir des informations précises sur le traitement. Nous sommes la seule organisation en Amérique du Nord à le faire encore.

Nous promouvons le meilleur traitement disponible, qui est orthomoleculaire. Humphry et moi étiont membres fondateurs : Nous étions au bureau et les représentants à divers moments. Nous avons également voyagé ensemble cherchant des fonds pour poursuivre nos recherches et aller à des congrès ensemble. Cela nous a donné suffisamment de temps pour parler de nos activités et intérêts. En 1957, nous nous rendîmes à Zurich, en Suisse, pour participer au Second Congrès international de psychiatrie. Le Dr C Jung était le président honoraire de notre section. Le Collegium International Neuro-Psychopharmacology a été officiellement inauguré lors de cette rencontre avec le professeur E Rothlin le premier président. P16

Humphry et moi étions là en tant que membres fondateurs. C’était une réunion intéressante. Nous avons rencontré le Dr Jung, également parlé au professeur Rothlin qui nous a conseillé à la fois de dépenser autant de temps que possible sur nos recherches et le moins possible en déplacements aux réunions. C’était des années tumultueuses et les chercheurs dépensaient beaucoup de temps à se rendre aux réunions des uns et des autres en utilisant des subventions de fonds de voyage aux réunions des uns et des autres et disant la même chose encore et encore.

Les conseils de Rothlin étaient bons et nous les avons retenus – Sur le chemin du retour, nous avons visité Dr. Tiselius, Prix Nobel pour son travail avec l’analyse chromatographique. Il était encourageant.

Nous avions une hypothèse qui pourrait être utilisée. Beaucoup lui avaient demandé de s’impliquer dans la recherche de la toxine schizophrénique et, dans tous les cas, il P22 demanderait à son staff de biochimiste et comment faire pour commencer – Comment peut-on chercher un des 50 000 composés qui pourraient être présents dans le corps. Personne n’avait jamais discuté avec lui de la façon de découvrir ce qui pourrait être la toxine schizophrénique–Humphry et moi avons été encouragés par cette visite.

Dr Donald Johnson et Comment vivre avec la schizophrénie

Impliquer la communauté impliquait également de lui fournir des informations. C’est pourquoi nous avons écrit notre livre « Comment vivre avec la schizophrénie «- Ceci a été publié par le Dr Donald Johnson député, membre conservateur. Lorsque je cherchais tous Les hallucinogènes connus, j’ai trouvé une brochure écrite par le Dr Johnson appelé Les hallucinogènes – Il s’agissait d’un examen des effets du hachage.(vérif)

J’ai écrit au Dr Johnson et lui m’a immédiatement envoyé une copie. Ceci a démarré notre correspondance – Et plus tard quand j’étais en Angleterre, il m’a invité à prendre le thé avec lui dans le salon des membres d’un Club donnant sur la Tamise. Son histoire était intrigante. Il avait abandonné la pratique de la médecine pour devenir juriste. Plus tard, il récidiva et est devenu un aubergiste. Entre temps, il s’est présenté au parlement à plusieurs occasions pour le parti conservateur et n’avait pas gagné d’élection. Un jour à l’auberge un vendeur de vin lui a offert un vin à goûter il a brisé l’un des règles cardinales de dégustation du vin d’un étranger : Ne jamais boire dans un bouteille entamée. Cette fois, il l’a fait. Comme il était sur le point de prendre sa première gorgée sa femme est venue et il lui offrit un verre. Elle a pris environ un tiers et il a terminé le reste – Ce soir-là, il est devenu psychotique alors que sa femme se sentait malade. il a appelé à l’aide et il a été placé dans un hôpital psychiatrique. A l’ admission le psychiatre d’admission lui a dit qu’il avait la schizophrénie et qu’il ne quitterait jamais l’hôpital. Mais le Dr Johnson s’est rétabli en quelques jours sans des médicaments. Les médicaments actuels n’étaient alors pas disponibles. L’hôpital ne voulait pas le relâcher jusqu’à ce qu’il glisse des notes sous sa porte qui ont finit par trouver leur chemin vers son avocat. L’épisode entier l’intriguait parce qu’il n’avait jamais été malade avant et ne pouvait pas croire qu’il ait eu un épisode de courte schizophrénie. Il a donc commencé à chercher dans la littérature et a finalement conclu que le vendeur de vin avait placé un hallucinogène dans son vin. Il ai rapporté cela à la police, mais ils ont ignoré tout l’épisode. Il est ensuite devenu un éditeur de livres et s’est présenté pour le parlement et cette fois il a été élu. Au cours de notre conversation, il m’a soudain demandé si j’écrirais un livre pour lui. Surpris, je lui ai demandé sur quoi. Il a répondu à propos de n’importe quoi. J’ai répondu que je n’avais rien en tête, mais alors il m’est venu à l’esprit que nous avions besoin d’un livre dirigé vers les patients schizophrènes et leurs familles. C’était presque Impossible pour les familles de trouver de l’information, sauf dans les anciens manuels qui ne décrivent que les pires cas chroniques et sont très décourageants. P23 (Hoffer A & Osmond H :

How to Live With Schizophrenia University Books, New York, NY, 1966. Also published by Johnson, London, 1966. Written by Fannie Kahan. New and Revised Ed. Citadel Press, New York, NY, 1992. Revised. New Title Healing Schizophrenia CCNM Press, Toronto, ON 2004.)

Je me souviens d’un jeune homme qui avait été traité à l’hôpital universitaire de Saskatoon pour la schizophrénie, mais n’avait pas été informé de son diagnostic. Après sa sortie, il a été suivi par son médecin de famille. Lors de son premier suivi, son médecin a été appelé et le jeune homme a regardé son dossier et a lu qu’il avait la schizophrénie. Il ne savait pas ce que cela signifiait, mais quand il a cherché dans le dictionnaire et a lu que c’était une maladie chronique incurable. Il s’est tiré un coup de fusil près du cœur. À l’hôpital, je l’ai vu, j’ai commencé à lui donner des vitamines et je lui ai expliqué dans quelle situation il était. S’il avait – il reçu des informations appropriées à l’hôpital la première fois il n’aurait probablement pas attenté à sa vie. J ai dit à M. Johnson que je discuterais avec Humphry Osmond et lui laisserai connaître notre décision – Il m’est apparu qu’Humphry et moi écririons les premières ébauches de ce livre et que je demanderais à Fannie Kahan, ma sœur, de le réécrire. Je lui ai demandé si elle serait intéressée à l’écrire afin qu’un enfant de de 12 ans puisse le comprendre. Quand j’ai dit à ma famille ce que je prévoyais de faire, John a suggéré que nous utilisions le titre « Comment faire » parce que avec comment faire les livres devenaient populaires.

Humphrey et moi avons divisé le livre en sections que nous ferions chacun à notre tour et lorsque nous avons été satisfaits du travail, nous l’avons remis à Fannie et elle a réécrit le livre en entier. Nous voulions avoir trois auteurs sur le titre mais DR Johnson a refusé catégoriquement en disant qu’il voulait seulement des médecins comme auteurs. J’étais désolé à ce sujet, mais si j’avais insisté il n’y aurait pas eu de livre.- Depuis, ce livre a été republié à plusieurs reprises et les ventes présentes doivent être supérieures à 100 000. Il n’a jamais été un best-seller, mais c’est vendu lentement et régulièrement – Et il a sauvé la vie de nombreuses personnes. La version actuelle est la mienne et est appelé « Guérison de la schizophrénie » (Healing Schizophrenia) Humphry n’a pas été capable d’écrire après son accident vasculaire cérébral Il y a plus de 10 ans. Ma sœur Fannie Kahan a écrit la version finale de cette version mais l’éditeur ne voulait pas publier son nom sur la couverture. Les droits ont été réparties de trois façons. C’est l’un des premiers livres médicaux avec « comment faire »et le premier écrit pour les patients et leurs familles –

Il s’est vendu depuis lors à un rythme lent mais régulier. La nouvelle édition révisée est maintenant disponible. Nous avons également travaillé ensemble pour créer le Journal La Fondation canadienne de la schizophrénie, appelée maintenant la Schizophrénie internationale Foundation et nous avons partagé la paternité de nombreux articles et livres. Les compétences d’écriture d’Humphry étaient inestimables et j’ai appris énormément de lui. Nous avons également organisé l’American Schizophrenia Association, plus tard rebaptisée Huxley Institut de recherche biosociale. Le HIBR a formé des centaines de médecins qui ont assisté à des réunions de week-end à travers les États-Unis.

Huxley Institute of Biosocial Research

Vers 1959, Humphry m’a appelé de Princeton. Un homme d’âge moyen débarqué P24 Sur le terrain de l’hôpital dans un hélicoptère. Il lui a parlé de son fils qui avait été schizophrène dès l’enfance. Il était devenu riche entièrement par ses propres efforts, parlant de lois, en conduisant un taxi et finalement il a acheté l’usine de meubles où il avait été autrefois un travailleur. Humphry lui a dit de m’appeler et bientôt il a fait. Il voulait que je prenne son fils en traitement. J’avais quelques lits en propre et dans ces années nous n’étions pas si désespérément à court de lits – Comme nous le sommes aujourd’hui.

Comme je travaillais à plein temps pour le gouvernement, je pouvais pas m’occuper de lui – Il a insisté pour me donner quelque chose et bientôt un ensemble de meubles d’extérieur sont arrivés de son usine. Quarante-cinq ans plus tard, ils sont encore encore en excellent état, même s ‘ils ont été dehors en plein air en hiver et pendant les étés en Saskatchewan et ce depuis 1976 à Victoria en Colombie-Britannique. Humphry avait correspondu avec Mme Miriam Rothschild à Londres. Je l’ai Rencontré en 1954 quand Rose et moi étions sur notre Fondation parrainé par Rockerfeller –

Avant de conduire à l’ouest au Pays de Galles nous avons dîné avec elle et avec Dr. Dereck Richter. Le Dr Richter avait déjà considéré la théorie de l’indole de la schizophrénie – Mais avait conclu que pas assez indoles pouvaient être formés dans le corps. Il avait également examiné l’adrénochrome et a conclu que celui-ci n’avait pas été fabriqué dans le corps. Mme Rothschild était une biochimiste qui étudiait la biochimie des insectes. Humphry lui avait écrit sur la nécessité d’une organisation pour les patients schizophrènes qui ferait pour eux ce que la société du cancer faisait pour les patients atteints de cancer. Mme Rothschild a répondu que si nous pouvions organiser une Société Internationale de la Schizophrénie, elle demanderait à ses frères de contribuer. À la suite de cette idée, nous avons parlé au père d’une telle société aux États-Unis. Il a accepté et nous a donné 25.000 dollars avec lesquels commencer. Heureusement, à cette époque, un journaliste d’investigation de New York, Cal Samra, m’avait contacté et était devenu très intéressé à en apprendre plus sur le programme des vitamines – Il était très intelligent et très bon écrivain. Humphry et moi avons décidé qu’il serait notre premier directeur, le père serait le président du conseil d’administration de l’American Schizophrenia Association Et Humphry et moi-même serions les membres fondateurs du conseil. Cal Samra connaissait un cabinet d’avocats à New York et ils ont accepté d’agir pour nous pro bono – Un jour Humphry et moi-même et Cal nous nous sommes rencontrés à New York dans un appartement avec notre avocat.

Nous avons rédigé nos statuts et nous étions sur les rails – Cal est finalement devenu président et s’est investit pleinement dans notre association. Nous avons publié un bulletin d’information qu’il a édité et écrit et nous avons lancé notre premier action pour obtenir de l’argent. Nous avons envoyé une lettre à toute personne qui avait Contacté Humphry et moi et à notre stupéfaction cela rapporta environ 70.000 dollars. Nous étions enfin fermement lancés. Nous avons tenu notre deuxième réunion en Irlande. Notre bienfaiteur possédait un château près de l’aéroport de Shannon et nous l’offrit pour la réunion. P25

Mais plusieurs années plus tard, nous et notre bienfaiteur avons partagé mais à condition que les 25 000 qu’il nous avait données soient données à un Hôpital Psychiatrique pour une étude biochimique que j’ai considérée comme un gaspillage total mais nous n’avions pas le choix. Nous étions seuls. Cette année-là, j’ai invité M. Ben Webster à nous Rejoindre comme notre trésorier. – Plus tard, nous sommes devenus l’Institut Huxley de Recherche Biosociale avec l’approbation de la famille Huxley. Humphry était un Membre très actif de notre conseil d’administration ainsi qu’à nos réunions jusqu’à ce que le HIBR s’effondre quelques années Par manque d’intérêt et d’argent – C’est l’un des objectifs de la NIMH qui nous considéraient comme un irritant majeur et un caillou dans leur chaussure – La NIMH avait l’argent du gouvernement américain et les établissement publics psychiatriques américains dépendaient d’eux pour leurs fonds de recherche. Notre directeur exécutif, après le départ de Cal Samra, s’est arrangé pour que certains d’entre nous rencontrent une petite représentation du NIMH. Nous nous sommes rencontrés à Washington, DC. De notre côté, nous avions Linus Pauling, Humphry Osmond, notre directeur exécutif et pour la NIMH le Dr Morris Lipton, qui avait présidé la remarquable Task Force de la L’American Psychiatric Association qui avait dénoncé notre travail et avait publié un document très remarquable, remarquable pour son Compte rendu totalement malhonnête de ce que nous avions fait et prétendu – Le républicain le plus enragé Les États-Unis auraient probablement fait un travail plus honnête en attaquant le Parti démocrate – Humphry et moi avons répondu à ce document frelaté, mais peu de personnes y portèrent attention – Il est devenu un écrit sacré, la bible, pour le Mouvement anti orthomoléculaire. 11 Hoffer A and Osmond H. Megavitamin Therapy. In Reply To The American

Psychiatric Association Task Force Report on Megavitamin and

Orthomolecular Therapy in Psychiatry. Canadian Schizophrenia

Foundation, August 1976. Le matin n’était pas agréable. Seymour Kety et le Dr Loren Mosher étaient présent. Sans aucune note, le Dr Kety a présenté notre bienfaiteur qui s’est mis à parler de comment mon traitement n’avait pas aidé son fils – En fait après que je l’eus avec moi pendant un mois il allait beaucoup mieux et sa mère était très heureuse de son amélioration. Mais notre bienfaiteur n’a pas pu trouver de médecin pour continuer le traitement après que son fils soit rentré chez lui et il a lentement rechuté – Je ne peux décrire l’affaire parce que j’avais été son médecin. Kety avait utilisé notre bienfaiteur comme un outil et je soupçonne qu’il a joué un rôle dans ce qui s’est produit entre lui et le reste de notre conseil de l’ASA.

Morris Lipton soutenait qu’il était biochimiste parce qu’il avait fait des travaux de recherche dans le laboratoire où Elvehjem avait prouvé que la niacine était la vitamine B-3- Mais il connaissait peu de chimie et quand il a fait un exposé que même un étudiant en chimie de première année ne ferait pas, Pauling, le plus grand Chimiste du monde le double lauréat du prix Nobel, le premier pour la chimie, le réprimanda durement pour son ignorance –

Mosher était également hostile. Il nous a déclara que de son point de vue même si tous les psychiatres des États-Unis utilisaient des traitements orthomoléculaires, Il ne croyait toujours pas que ça ait une P26 quelconque valeur. Mosher était directeur de la section schizophrénie au NIMH.– Cette réunion n’a résolu aucune de nos difficultés et le NIMH est resté solidement opposé à tout ce que nous pouvions faire. Lipton m’a dit en privé qu’il ne publierait jamais aucun de mes articles quelque soient leur valeurs et en tant que rédacteur adjoint de l’American Journal of Psychiatrie et Il est resté fidèle à sa parole. Récemment, le Dr Mosher a dit à une de mes connaissances que la seule raison pour laquelle j’avais obtenu de bons résultats était que j’avais soigneusement présélectionné seulement les patients qui s’en seraient sorti de toute façon.

Je ne connais personne qui serait si habile qu’il ait pu présélectionner ceux qui iraient mieux. – Et notre groupe de contrôle placebo, qui est censé éliminer les biais, a montré que seulement un tiers de ce groupe allait bien deux ans plus tard. C’est une critique déraisonnable et hostile qui a été appliquée à notre travail – Le test du facteur mauve (Kryptopyroles) 12 & 13 Nous traitions des patients alcooliques avec l’expérience psychédélique en Utilisant le LSD. Il m’est apparu que, de la même manière que le LSD reproduisait les caractéristiques de la schizophrénie comme l’ont souligné Osmond et Smythies, il pourrait y avoir un changement similaire dans leur biochimie.

Nous avons testé cette idée en recueillant leur urine avant et après qu’ils aient pris Le LSD. Chez le premier patient que nous avons testé, nous avons trouvé un nouveau élément biochimique sur le chromatogramme en papier qui n’avait pas été présent dans l’échantillon de base de son urine. Après avoir montré que ce n’était pas le LSD, nous avons étudié l’urine d’un grand nombre des patients dans nos trois hôpitaux de recherche et avons constaté que cet élément a été trouvé principalement chez les patients schizophrènes, et dans une moindre mesure chez d’autres patients. Elle a été rarement observée chez les sujets normaux mais a été trouvé chez les patients étant sous un sévère stress du cancer.

12 Hoffer A & Mahon M : The presence of unidentified substances in the

urine of psychiatric patients. J. Neuropsychiatry 2 ; 331-362 : 1961.

13 Hoffer A & Osmond H : The relationship between an unknown factor (US)

in the urine of subjects and HOD test results. J Neuropsychiatry 2 ;

363-368 :1961.

Parce qu’elle devenait mauve sur le Chromatogramme en papier nous l’avons appelé le facteur mauve et les conditions dans lesquelles il a été trouvé nous l’avons appelé Malvaria 14.

Plus tard, nous l’avons identifié comme une kryptopyrrole, mais ce n’était que partiellement correct et des recherches récentes révèlent sa véritable identité. Après dix ans à Weyburn en Saskatchewan, le Dr Osmond est devenu directeur du Bureau de recherche en neurologie et psychiatrie de Princeton.

Ce bureau avait été organisé par le Dr Nolan DC Lewis, le grand Psychiatre américain, P27 président, Université de Columbia. Dr CC Pfeiffer dans le Groupe de recherche d’Osmond a développé un test quantitatif qui a été très fructueux. Aujourd’hui, l’étude de ce facteur mauve a été élargie car elle se trouve dans près de la moitié des cas d’autisme infantile. C’est un marqueur du stress oxydatif. Il lie ensemble le zinc et la pyridoxine et signale (/ produit) une double carence. Nous avons constaté que les patients qui ont excrété ce facteur ressemblait à nos patients schizophrènes plus que les patients non schizophrènes. Ils ont marqué schizophrénique en utilisant le test HOD et bien répondu à la thérapie de mégavitamine. Ils ont eu des scores élevés dans le secteur schizophrénique en utilisant le test HOD et ont bien répondu à la thérapie de mégavitamine. Cela suggère que nous sommes vraiment à la recherche d’une maladie homogène –Carl Pfeiffer l’a appelé pyrrolurie. Une bonne hypothèse en science est très rare. Par bon je ne veux pas dire correcte – Les hypothèses tendent à être évanescentes et sont modifiées quand de nouvelles informations s’accumulent – Bon signifie qu’il conduit à des recherches utiles et conduit à des découvertes utiles. L’hypothèse initiale de la toxine M par Osmond et Smythies est l’une des Ces rares bonnes hypothèses. Le New York Times a résumé un changement de paradigme étonnant dans l’hypothèse sur les maladies cardiaques. La croyance actuelle est que la plaque est responsable et pour cette raison des méthodes mécaniques ont été utilisées pour éliminer l’obstruction, remettre les vaisseaux en place, les agrandir par des ballons et utiliser des relais (stints). Mais l’évidence montre méthodes ne sont pas meilleures pour augmenter la longévité que les méthodes d’abaissement du cholestérol

— Si les enquêteurs avaient utilisé la niacine comme agent abaissant le cholestérol, ils auraient obtenu une amélioration significative par rapport aux techniques chirurgicales.

Dans le New York Times Sunday March 28,2004, sous le titre « Les limites de l’ouverture des artères « l’éditorial se lamente « Ce profond changement dans la manière d’aborder les problèmes cardiovasculaires nous fait désirer le journée où il pourra y avoir des tests beaucoup plus nombreux comparés les uns aux autres.

Dans la même édition Thomas L Friedman conclut que 9/11 n’était pas un échec de l’intelligence. C’était un échec de l’imagination. Si ces façons avaient été suivies la médecine orthomoléculaire serait maintenant être bien établie. En raison du manque d’imagination et de l’impossibilité d’effectuer des comparaisons Nous essayons toujours de le faire établir. 14 Hoffer A & Osmond H : Malvaria : a new psychiatric disease. Acta

Psychiatrica Scandinavica 39 ; 335-366 :1963.

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La force d’Open Dialogue

Source: Page Facebook de Neptune.

La preuve qu’Open Dialogue va renverser la psychiatrie actuelle réside dans l’énergie que mettent les laboratoires pharmaceutiques et les psychiatres conservateurs à essayer de démontrer, sans succès, qu’elle n’est pas « scientifiquement démontrée ». Voyons voir….

Les auteurs ont un raisonnement d’ordinateur : if not « double blind randomized controled study » then it is bad. Aveuglement du double aveugle et du randomized double blind controlled.

En appliquant ces grilles à toute technologie ou méthode émergente, elle est forcément « bad ».

En effet comment comparer scientifiquement en double-aveugle l’application d’open dialogue par rapport à sa non application ?? Si l’un de ces « chercheurs » peut répondre, le lui reverse mon salaire du mois.

Ca voudrait dire : prenez des thérapeutes et des patients, ni l’un ni l’autre ne savent s’ils ont suivi Open Dialogue ou pas, et comparez. Impossible puisque Open Dialogue ne peut pas être caché en « double aveugle » ni même en simple aveugle, puisque les thérapeutes sont visibles et les patients et leur réseau participent activement.

Cet article est une nième tentative du lobby soi-disant « scientifique » pour contrer ce qui va inexorablement s’imposer, une méthode réellement efficace mais que ceux qui, parce qu’ils ont suivi tellement de cours statistiques qu’ils en ont perdu tout bon sens, et ne croient qu’aux (fausses) démonstrations d’apparence mathématique, tentent désespérément de contrer la nouveauté.

Je pourrais par exemple facilement pondre une de ces études bidon, et facilement affirer que l’on n’a pas de preuve de l’efficacité du lien social dans le bien être. En effet, aucune étude n’a comparé en double aveugle la présence et l’absence de lien social et leurs effets, puisque personne ne peut être aveugle de sa situation de lien social. Avec Open Dialogue c’est pareil.

Même pas besoin de chercher les liens d’intérêt de ces remplisseurs de papiers payés au nombre de publications et sponsorisés par ceu qui ont intérêt à discréditer Open Dialogue : c’est évident. Ou c’est de la stupidité habillée en science. De la pseudo science..

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30332925…

NCBI.NLM.NIH.GOV

Open Dialogue: A Review of the Evidence. – PubMed – NCBI

Psychiatr Serv. 2018 Oct 18:appips201800236. doi: 10.1176/appi.ps.201800236. [Epub ahead of print]

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  • Neptune – Entraide, Recherche, Action – Psychiatrie Benedicte Chenu, Open Dialogue demande un financement public et la volonté qui va avec comme le fait depuis 30 ans la Finlande. C’est rentable sur le plan sanitaire (prévalence de la schizophrénie divisée par 100, ce qui est pas mal pour une méthode contestée et non scientifique, sois dit en passant). Et rentable sur le plan économique. La Finlande est moins riche que la France, surtout la Laponie, et en plus avait des problèmes de santé mentale considérables.

    Le problème « insurmontable » en réalité en France n’est pas l’argent :
    1. Il est qu’Open Dialogue met des psychologues à la tête des soins, ceci est inconcevable dans les mentalités françaises
    2. Les médecins restent dans les réunions Open Dialogue, mais la médication n’intervient que dans 20% à 30% des cas, et est amplement discutée au préalable, comme vous l’avez lu. Or, qui va financer des études sur une méthode qui fait baisser les ventes de Xeplion et autres Britellix de 70% ? En France, personne puisque ce sont les labos qui financent les études de Fondamental. Par contre, les labos financent les études comme celle que cite Christophe Lançon (et reprise ici), et tendant à démolir Open Dialogue. Voilà. La solution est que quelques courageux psy d’HP imposent Open Dialogue et obtienent le financement local pour un lieu pilote. C’est possible puisque par exemple les APHM (Marseille) ont versé des millions d’euros pour le « Répit ».


    • En ligne Pause Kahwa je pense personnellement qu’OD est parfaitement applicable..les directives des tutelles recommandent le virage 180 ⁰ vers ambulatoire..une equioe mobile 7/7 24/24 pourrait aisément assurer cette mission en lien avec les ressources du secteur ..ce nest pas une question de moyens mais d’engagement ts des équipes il ny a AUCUNE equioe actuellement formée en france a l’OD ..des équipes initiées certainement et les plus avancées sont celles de marseille et Mulhouse qui vont très prochainement se lancer dans une formation ..une equioe des DOM est également très sensibilisée et envisage cette orientation …mais je crois fermement que cest fort possible 1 Masquer ou signaler ceci
  • Yann Klimenko Donc? Masquer ou signaler ceci
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La médicalisation de l’expérience humaine

Par Gérard Pommier Psychiatre, psychanalyste, professeur émérite des universités, directeur de recherche à Paris-VII

Source: Le Monde Diplomatique

Confusion entre le pathologique et l’existentiel

Une perturbation de l’humeur, des moments de chagrin ou de tension sont-ils toujours signes de maladie ? La psychiatrie européenne a longtemps su en évaluer la gravité et trouver les prescriptions appropriées, du médicament à la cure psychanalytique. L’industrie pharmaceutique incite en revanche, sous couvert de science, à transformer des difficultés normales en pathologies pour lesquelles elle offre une solution. par Gérard Pommier 

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Will Turner. — « 27 », 2008 © Will Turner – Art Bärtschi & Cie, Genève

Devant la réalité de la souffrance psychique — l’une des plus importantes pathologies modernes — s’est mise en place, depuis quelques décennies, une machinerie diagnostique inédite, qui a pour objectif de rentabiliser cet énorme marché potentiel. Pour ce faire, il fallait en priorité remplacer la grande psychiatrie européenne, qui, grâce à des observations cliniques multiples et concordantes rassemblées durant les deux derniers siècles, avait répertorié les symptômes et les avait classés en trois catégories : les névroses, les psychoses et les perversions. Armé de ces connaissances, le clinicien de terrain pouvait établir un diagnostic et distinguer les cas graves de ceux qui étaient causés par des circonstances passagères. Il départageait alors ce qui demandait l’aide de médicaments de ce qui pouvait trouver une meilleure solution grâce à des entretiens.

Psychiatrie classique et psychanalyse étaient arrivées aux mêmes constats. Ces deux approches bien distinctes se sont ainsi corroborées et enrichies mutuellement. Le marché du médicament gardait alors des proportions raisonnables, ce qui a dû faire réfléchir « Big Pharma » — un surnom approprié à l’énorme puissance des laboratoires pharmaceutiques, qui font une cour assidue tant aux médecins de quartier qu’aux plus hautes instances de l’État et des services de santé, avec lesquelles ils savent se montrer plutôt généreux (par exemple en offrant des croisières de « formation » aux jeunes psychiatres).

L’entreprise de conquête de ce grand marché a commencé aux États-Unis, avec l’Association américaine de psychiatrie (APA) et son premier Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, ou DSM), en 1952  (1). En 1994, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) aligne le chapitre « psychiatrie » de la classification internationale des maladies sur les nomenclatures du DSM-IV, ce qui conduit de nombreux pays à en faire autant. Il s’est ensuivi une inflation des pathologies répertoriées. Il y en avait 60 en 1952, et déjà 410 en 1994, dans le DSM-IV.

Éteindre le volcan

Les affaires sont les affaires ; il fallait que la méthode DSM soit simple : il n’est plus question de chercher la cause des symptômes ni de savoir à quelle structure psychique ils correspondent. Il faut seulement cocher les cases correspondant au comportement visible de celui qui se plaint. Cette pratique oublie qu’un symptôme n’est jamais une cause. L’entretien avec un psychiatre devient alors à peine nécessaire, puisqu’il s’agit seulement de répertorier des troubles de surface : troubles du comportement, de l’alimentation, du sommeil, bref, troubles en tous genres… jusqu’à la récente invention de troubles succédant aux attentats. À chacun correspond, merveille, son médicament. C’est dans ces eaux… troubles qu’ont été noyés les anciens diagnostics. Le lobbying de « Big Pharma » a gagné aussi les facultés de médecine, où l’on n’enseigne plus que le DSM. Mieux encore, il arrive que les laboratoires dispensent eux-mêmes les enseignements — de multiples conflits d’intérêts ont été dénoncés. La grande culture psychiatrique est oubliée, de sorte que, devant un patient, le nouveau clinicien made in DSM ne sait plus s’il a affaire à une névrose, à une psychose ou à une perversion. Il ne distinguera pas un problème grave d’un état circonstanciel. Et, dans le doute, il prescrira des psychotropes…

La « dépression », par exemple, est un mot qui fait partie du vocabulaire courant. Le blues peut saisir n’importe qui, à un moment ou à un autre de la vie. Mais pourquoi laisser la notion de « dépression » dans un tel sous-emploi ? Elle a donc été élevée à la dignité de maladie à part entière. Pourtant, la tristesse peut être aussi bien le symptôme d’une mélancolie — avec un risque suicidaire important — que celui d’un état passager et même normal — comme lors d’un deuil. Confucius recommandait au fils un deuil de trois ans après la mort de son père ; aujourd’hui, si vous êtes triste plus de quinze jours, vous êtes malade. On vous donnera des antidépresseurs, qui peuvent temporairement vous soulager, mais qui ne résolvent pas le problème… Seulement, comme il ne faut pas arrêter le traitement brutalement, la prescription dure parfois presque une vie.

Le marketing du DSM est simple : il suffit d’inventer à intervalles réguliers de nouveaux troubles, qui mêlent le pathologique et l’existentiel. Ce qui est assez facile, puisque l’existence s’appuie sur ce qui cloche pour aller de l’avant. Ce qui ne va pas — dans notre vie — nous donne de l’énergie pour nous en sortir. Il faut pleurer avant de rire. Nous courons sur un volcan : éteindre le volcan avec des médicaments qui sont autant de drogues, c’est éteindre une vie, qui est à chaque instant risque et risquée. « Pathologique n’a de sens que pour l’improductif », soulignait l’écrivain Stefan Zweig (2).

La dénomination de certains médicaments semble approuver cette conception, mais dans une acception à tout le moins discutable : dans quelques formes aiguës de psychose, des psychotropes sont nécessaires pour calmer les hallucinations et les délires. Ces médicaments ont été nommés des antipsychotiques. Dans l’esprit du fabricant, ces molécules seraient-elles donc destinées à en finir avec le sujet qui souffre de psychose ? C’est oublier que le sujet est toujours plus grand que ce dont il pâtit. Ces médicaments devraient plutôt s’appeler des « propsychotiques » ou des « philopsychotiques », car un psychotique libéré de ses délires est souvent un grand inventeur (le mathématicien Georg Cantor), un grand poète (Friedrich Hölderlin), un grand peintre (Vincent Van Gogh), un grand penseur (Jean-Jacques Rousseau). Mais « Big Pharma » n’a cure d’une liberté retrouvée du sujet qui, finalement, mettrait en cause son emprise. Il préfère l’opium. Et ses vapeurs s’installent d’autant mieux que le « trouble » est jeté sur les ressorts effectifs de la souffrance psychique.

Bien plus, mieux vaut que le nombre de troubles croisse et se multiplie. Parmi les derniers en date, le trouble bipolaire a bénéficié d’une large promotion médiatique, alors qu’il ne fait que pathologiser la maladie universelle du désir : celui-ci s’élance en riant vers l’objet de son rêve, mais, dès qu’il l’atteint, son rêve est encore plus loin, et son rire se conclut par des larmes. Tant que la vie va son train, nous sommes très normalement bipolaires, c’est-à-dire un jour euphoriques et le lendemain abattus. Mais il arrive que, dans les psychoses mélancoliques, l’objet du désir soit la mort elle-même, ou l’explosion d’une survie maniaque. Le diagnostic de bipolarité devient alors criminel, lorsqu’une différence n’est pas faite entre le cycle maniaco-dépressif des psychoses — avec un risque de passage à l’acte grave pouvant justifier la prescription de neuroleptiques — et l’euphorie-dépression des névroses. Cette distinction rayée des DSM suscite de nombreux drames (3).

Le trouble le plus répandu et le plus inquiétant, car il s’attaque aux enfants, qui souffrent sans savoir de quoi et ne peuvent pas se plaindre, est sans doute le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ces difficultés de l’enfance sont traitées depuis longtemps par les pédopsychiatres et les psychanalystes, pionniers en la matière. Mais, puisqu’il s’agit de problèmes particuliers à chaque enfant, ils se sont gardés de les étiqueter comme un trouble général. Si bien qu’aujourd’hui ils sont accusés de ne pas proposer de recette, notamment par des associations de parents, dont certaines sont subventionnées par les laboratoires pharmaceutiques (par exemple l’association HyperSupers TDAH France, soutenue par les laboratoires Mensia Technologies, Shire, HAC Pharma et NLS Pharma).

Le parachutage de ce prétendu diagnostic revient à dire par exemple que la toux est une maladie. Et l’exemple vient de haut : le 29 septembre 2017 s’est tenue à l’université Paris Nanterre une conférence en faveur du diagnostic TDAH, sous le haut patronage du président de la République Emmanuel Macron et de Mme Agnès Buzyn, ministre de la santé. Les psychanalystes inscrits à ce colloque s’en sont vu tout simplement interdire l’entrée par des vigiles. Le TDAH n’existe pas dans les classifications françaises, que ce soit la classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA), fidèle à la psychiatrie française, ou même la classification internationale des maladies (CIM-10), qui reprend les options du DSM. Elles décrivent seulement des problèmes d’agitation. Et l’agitation n’est pas une maladie. Elle peut avoir de multiples causes (problèmes familiaux, difficultés à l’école, etc.) et demande d’abord que les enfants et leur famille soient entendus, ce qui suffit souvent à dénouer les problèmes. Avec le TDAH, le symptôme est transformé en maladie et, bien plus grave, il lui est attribué des causes neurodéveloppementales. Cette affirmation ne repose sur aucune base scientifique, alors qu’il existe des preuves constantes des difficultés causées par des problèmes au sein de la famille ou à l’école…

Jerome Kagan, professeur à Havard, déclarait dans un entretien en 2012 que le TDAH n’est pas une pathologie, mais « une invention. Quatre-vingt-dix pour cent des 5,4 millions d’enfants sous Ritaline aux États-Unis n’ont pas un métabolisme anormal (4)  ». En France, le docteur Patrick Landman a montré dans son livre Tous hyperactifs ? (Albin Michel, 2015) que le TDAH n’a aucune cause biologique identifiable : ses symptômes ne sont pas spécifiques et sont dépourvus de marqueurs biologiques. Aucune hypothèse neurobiologique n’a été validée. Le docteur Leon Eisenberg, inventeur du sigle TDAH, déclarait en 2009, sept mois avant sa mort, qu’il n’aurait jamais pensé que sa découverte deviendrait aussi populaire : « Le TDAH est l’exemple même d’une maladie inventée. La prédisposition génétique au TDAH est totalement surestimée (5).  » Et pourtant, le lobbying aidant, environ 11 % des enfants âgés de 4 à 17 ans (6,4 millions) ont été diagnostiqués TDAH à partir de 2011 aux États-Unis, selon les Centres de prévention et de contrôle des maladies américains. Il s’ensuit le plus souvent une prescription de Ritaline (méthylphénidate), qui contient des molécules considérées comme des stupéfiants dans les classifications françaises. La prescription de cette amphétamine à grande échelle pourrait créer un scandale sanitaire semblable à celui du Mediator et du Levothyrox. Ces substances provoquent une accoutumance, et il n’est pas exclu — c’est encore en discussion — qu’il existe une corrélation entre les enfants ayant pris de la Ritaline et les adolescents qui se droguent.

Les enfants ne sont pas épargnés par les bouleversements de la société. Ils sont soumis, comme les adultes, à l’impératif d’un succès rapide, à la compétitivité, à la conformité à des normes qui ne sont pas de leur âge. Ceux qui y dérogent sont facilement considérés aujourd’hui comme déficitaires. On s’inquiète donc de voir apparaître, sur un site du ministère de l’éducation nationale, une plaquette destinée aux enseignants affirmant sans preuve que le TDAH est une « maladie neurologique » et leur donnant une recette détaillée pour établir des prédiagnostics (6). Les « éléments de repérage » proposés pourraient s’appliquer à presque tous les enfants. Toujours le même amalgame entre problèmes normaux et pathologie…

L’enfant en première ligne

Naguère, Michel Foucault a mis en évidence la répression, notamment par les États et la religion, de ce malaise dans la culture qu’est la sexualité. Aujourd’hui, la chape de plomb d’un patriarcat de droit divin est en voie de marginalisation. Comment cette répression s’organise-t-elle désormais, étant entendu que le terme « sexualité » doit s’entendre au sens large ? C’est l’industrie pharmaceutique qui prétend prendre le relais, sous le couvert de la science. Le message est clair : « Ne vous inquiétez pas, vous qui avez des insomnies, des moments d’abattement, une excitation exagérée, des idées suicidaires ! Vous n’y êtes pour rien : c’est la faute de vos gènes, de vos hormones ; vous souffrez d’un déficit neurodéveloppemental, et notre pharmacopée va arranger le tout. » Il s’agit de faire croire que tout se réduit à des problèmes de neurotransmetteurs et de mécanique, où l’humain disparaît. Il faudrait oublier que le tracas délicieux et quotidien des relations des hommes et des femmes, les embrouilles jamais bien démêlées des enfants avec leurs parents, les rapports de forces angoissants avec la hiérarchie et le pouvoir plongent leurs racines au plus profond de l’enfance.

De tout côté, l’infantile est en première ligne, et c’est ce qui rend l’affaire du TDAH encore plus « trouble » que les autres. En tous temps et en tous lieux, c’est l’enfant qui, le premier, a été réprimé, battu, formaté. Lorsqu’un instituteur de la vieille école tirait les oreilles d’un bambin agité, c’était, aussi choquant que cela puisse paraître, presque plus humain que lorsque des enseignants sont sommés de poser un diagnostic de handicap. Un rapport personnel était maintenu, alors qu’une pseudoscience l’efface. Pour la première fois dans l’histoire, c’est au nom d’une prétendue science que les enfants sont « battus ». Tous les ans, le Père Noël, ce mythe aux stratifications multiples, comme l’a montré l’ethnologue Claude Lévi-Strauss (7), apporte aux enfants des cadeaux pour les consoler. Aujourd’hui, « Big Pharma » prétend enfiler la houppelande de Papa Noël. Mais nous n’oublierons pas que sous le manteau rouge se cache une ombre qui ressemble fort au boucher de la Saint-Nicolas.

Gérard Pommier Psychiatre, psychanalyste, professeur émérite des universités, directeur de recherche à Paris-VII, auteur, notamment, de Comment les neurosciences démontrent la psychanalyse, Flammarion, coll. « Champs essais », 2010, et de Féminin, révolution sans fin, Pauvert, Paris, 2016.

(1) Lire « La bible américaine de la santé mentale », Le Monde diplomatique, décembre 2011.

(2) Stefan Zweig, Le Combat avec le démon. Kleist, Hölderlin, Nietzsche, Le Livre de poche, coll. « Biblio essais », Paris, 2004 (1re éd. : 1925).

(3) J’ai moi-même accompagné à l’hôpital Saint-Anne un patient mélancolique, qu’un psychiatre ignorant de tout ce qui n’est pas le DSM a laissé sortir. Il s’est suicidé. Je connais plusieurs cas semblables.

(4) « “What about tutoring instead of pills ?” », Spiegel Online, 2 août 2012, www.spiegel.de

(5) « Schwermut ohne Scham », Der Spiegel, Hambourg, 6 février 2012.

(6) « Trouble déficit de l’attention hyperactivité », académie de Paris, disponible sur www.ac-paris.fr

(7) Claude Lévi-Strauss, Le Père Noël supplicié, Seuil, Paris, 2016 (1re éd. : 1952).

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Études de l’OMS sur la Schizophrénie

Les études de l’Organisation Mondiale de la Santé

En 1969, l’Organisation mondiale de la Santé a lancé une étude pour comparer les résultats thérapeutiques du traitement de la schizophrénie dans les pays « développés » et « sous-développés ». Une fois de plus, les résultats ont été surprenants. Les patients des trois pays pauvres étudiés – Inde, Nigeria et Colombie – allaient considérablement mieux après deux et cinq ans de

suivis que les patients des États-Unis et des quatre autres pays développés. Les patients étaient plus susceptibles d’être entièrement rétablis et de bien se comporter en société – « un exceptionnel recouvrement des capacités sociales caractérisent ces patients », écrivirent les chercheurs de L’OMS – et seule une petite minorité est devenue malades chroniques. Après cinq ans, environ 64 % des patients dans les pays pauvres étaient asymptomatiques et allaient bien. En revanche, seulement 18 % des patients des pays riches étaient dans cette catégorie. La différence de résultats était telle que les chercheurs ont conclu que vivre dans un pays développé était un « indicateur clé » pour savoir si un patient schizophrène se rétablirait jamais pleinement [26].

Ces résultats naturellement piquaient les psychiatres aux États-Unis et dans d’autres pays riches. Face à ces résultats lamentables, beaucoup ont fait valoir que l’étude de l’OMS était erronée et qu’un certain nombre de patients dans les pays pauvres ne devaient pas être réellement schizophrènes mais seulement atteints d’une forme bénigne de psychose. Pour contrer ces arguments, l’OMS a mené une étude qui a comparé les résultats thérapeutiques sur deux ans dans 10 pays, et elle a porté sur des schizophrènes nouvellement internés, tous diagnostiqués selon des critères occidentaux. Les résultats ont été les mêmes. « Les résultats selon lesquels on doit s’attendre à un meilleur pronostic dans les pays en développement ont été confirmés », écrivirent les chercheurs. Dans les pays pauvres, 63 % des schizophrènes avait de bons résultats. Seulement un peu plus d’un tiers est devenu un maladie chronique. Dans les pays riches, le rapport des bons à mauvais résultats était presque exactement inverse. Seulement 37 % ont eu de bons résultats, et les patients restants n’ont pas obtenu des résultats thérapeutiques aussi bons [27].

Les enquêteurs de l’OMS n’ont pas révélé la cause de la forte disparité dans ces résultats. Cependant, ils notent qu’il y avait une différence dans les soins médicaux qui étaient fournis. Les médecins dans les pays pauvres ne disposent généralement pas de neuroleptiques, alors que les médecins dans les pays riches en ont. Dans les pays pauvres, seulement 16 % des patients étaient maintenus sous neuroleptiques. Dans les pays développés, 61 % des patients étaient gardés sous de tels médicaments.

Une fois de plus, les résultats de recherche racontent la même histoire. Dans les études de l’OMS, il y avait une corrélation entre l’utilisation des médicaments sur une base continue et de piètres résultats à long terme.

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